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28 août 2010, par

Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et Marie-Luce Penchard, secrétaire d’État à l’Outre-mer se sont rendues vendredi 27 août aux Antilles pour constater le bilan de l’épidémie de dengue qui a fait 18 morts, et environ 4.000 nouveaux cas par semaine en Martinique et en Guadeloupe.
Le Bti est un insecticide biologique qui permettrait aux Antillais de se protéger du moustique. Ce bio-insecticide permet de détruire les larves, sans atteindre les autres formes de vie. N’ayant pas tiré les leçons du Chikungunya à La Réunion, le gouvernement doit avoir recours à l’armée. Alors que l’utilisation du Bti, associé à un éloignement des insectes piqueurs à travers des barrières répulsives (dans les zones d’habitat), permet une éradication totale des larves, et la destruction totale des vecteurs de la dengue.
Le gouvernement n’a pas anticipé les évènements, alors que la dengue est une épidémie qui revient aux Antilles, et a préféré faire de la communication. Cette communication passe par la venue de deux ministres, Roselyne Bachelot, et Marie-Luce Penchard, l’envoi de l’armée, et la publication d’une brochure de prévention destinée aux Antillais, et aux touristes.
Les autorités auraient pu lancer une campagne de prévention (utilisation d’antimoustiques, et de moustiquaire, démoustiquer les lieux de reproduction des larves), et d’éradication, avec le bio-insecticide Bti. Celui-ci aurait permis d’éviter la mort de 18 personnes, et la contamination de 4.000 autres.
Les actions gouvernementales pas assez rapides
En réponse à la visite des deux ministres, et aux actions entreprises, le président du Conseil régional de Guadeloupe, Victorin Lurel, a souhaité jeudi une mobilisation « plus efficace » des moyens de l’État. « Pour le moment, on a l’impression que la surveillance épidémiologique ce n’est pas ça, que les recommandations de protection des personnes fragiles ce n’est pas encore ça (...) Nous aimerions voir plus de personnes mobilisées », a-t-t-il expliqué à la presse.
Suivi par son homologue Martiniquais, Serge Letchimy, les deux hommes ont demandé dans une lettre adressée à la ministre de la Santé, Roselyn BAchelot, la mise en place « sans délai des dispositifs de service civique afin de lutter contre la destruction des gîtes larvaires de moustiques, vecteurs de la dengue ». Serge Letchimy et Victor Lurel appellent à « bousculer les procédures afin que nous puissions nous appuyer sur des équipes de jeunes que nous pourrons ainsi constituer rapidement », ont-il écrit.
Céline Tabou
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