Outre-mer

L’intérêt de la Polynésie avant tout pour sortir de la crise

Premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement polynésien

Manuel Marchal / 12 mars 2008

Le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement de la Polynésie confirme une nouvelle politique dans ce pays : l’engagement de surmonter les clivages pour faire triompher l’intérêt général. Rappelons que ce gouvernement comporte 10 ministres issus du parti d’Oscar Temaru, et cinq membres du parti de Gaston Flosse.

Une dépêche de l’agence "Tahitipresse" datée de vendredi revient sur les conditions « fructueuses » dans lesquelles se sont déroulées le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement polynésien. Pour la première fois, Gaston Flosse et Oscar Temaru ont décidé d’unir leur force pour créer un gouvernement de coalition.

Cette volonté politique de partage du pouvoir a reçu un soutien explicite de toutes les autres tendances politiques de la Polynésie. En effet, mardi dernier, tous les représentants de l’Assemblée ont élu à l’unanimité les membres de différentes commissions de l’institution. Des commissions ouvertes à tous les partis, notamment celui de Gaston Tong Sang. Il est d’ailleurs important de rappeler qu’une des commission est présidée par une élue du parti de Gaston Tong Sang.

Selon "Tahiti presse", « Gaston Flosse, s’est félicité de ce premier Conseil des ministres où chacun a apporté "sa pierre à l’édifice" malgré des origines politiques divergentes selon les membres du gouvernement, mais qui ne posent pas, selon le chef de l’exécutif, de problème particulier ».

« Cela fait quelque temps que je préside des Conseils des ministres et je ne vois pas vraiment de différence avec les précédents (...) nous taisons nos appartenances politiques et faisons en sorte que l’intérêt du Pays passe avant tout », a précisé Gaston Flosse.

Ce premier Conseil des ministres est une traduction concrète de la solution concrète imaginée par Gaston Flosse et Oscar Temaru. Créer les conditions d’une union, en dehors des influences métropolitaines, pour envisager le développement de la Polynésie.

Manuel Marchal