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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Catastrophe pour la première puissance économique de notre région
28 mai 2009

Lundi, tous les responsables politiques de l’Afrique du Sud ont été secoués par l’annonce d’une conséquence de la crise mondiale. Pour la première fois depuis 17 ans, l’Afrique du Sud est en récession. Cela va amplifier la crise sociale qui touche le pays, et qui se manifeste déjà par des appels à la grève dans le secteur public. Pour y faire face, l’ANC propose d’accélérer les grands chantiers.
Moins 6,5% : c’est la récession en Afrique du Sud. Le pays est touché de plein fouet par les conséquences de la crise mondiale. C’est le plus mauvais chiffre depuis le troisième trimestre de 1984 lorsque le PIB avait diminué de 6,5%. Il s’agit de la première récession technique en Afrique du Sud depuis le quatrième trimestre de 1992. Les mines et autres activités d’extraction ainsi que l’industrie manufacturière sont les secteurs qui tirent l’économie vers le bas, car très dépendants de la demande extérieure.
Bien que l’ANC ait décidé de publier une déclaration indiquant sa ferme volonté de surmonter les difficultés par l’accélération de la réalisation des projets d’infrastructures pour relancer les travaux publics, certains hauts fonctionnaires mettent en doute la possible réalisation du programme sur lequel l’ANC a obtenu plus de 60% des suffrages lors des dernières élections.
Un haut fonctionnaire n’a pas hésité à affirmer à la presse que la récession est un choc pour les nouveaux ministres chargés de mettre en application le programme politique souhaité par la population, indique le "Times".
« Tous nos projets reposent sur la performance de l’économie. Les données économiques montrent que nous sommes dans une récession, cela signifie que certains de nos plans devront être un peu revus », a-t-il dit. La même source affirme que des menaces de grève et de suppressions d’emplois sont prévisibles dans les entreprises, « notre tâche vient de devenir encore plus difficile ».
Le gouvernement doit déjà faire face à la menace d’une grève du secteur public, sauf s’il accepte d’augmenter les salaires de médecins, d’infirmières et d’autres fonctionnaires.
Pour sa part, la confédération syndicale COSATU dit que les conséquences de la récession sont « effrayantes ». Mais pour la COSATU, la récession rend d’autant plus urgente la réalisation du programme de la majorité parlementaire : « le gouvernement doit tenir les promesses faites pendant les élections », a déclaré Patrick Craven, porte-parole du COSATU.
Lorsque l’ANC avait présenté son programme en janvier, l’économiste Iraj Abedian avait averti que des projets tels que l’augmentation des dépenses sociales et la création d’emplois dans les travaux publics nécessitaient une croissance économique de 6%. Lundi, l’Office national sud-africain des statistiques a déclaré que la récession était de -6,4%, et sur les trois derniers mois, l’Afrique du Sud a vu sa richesse diminuer de 1,8%.
M.M. avec le "Times"
Un réunion de l’OTAN au Cap
La Marine sud-africaine est entrée dans l’histoire, lundi, en abritant, pour la première fois, une réunion du Groupe de travail de l’OTAN sur l’évacuation et le sauvetage des sous-marins (SMERWG) au Cap.
Le SMERWG de l’OTAN est un groupe de travail multinational composé des nations effectuant des opérations de sauvetage de sous-marins du monde entier, dont les pays de l’OTAN.
L’Afrique du Sud, en tant que pays se livrant à ce genre d’opérations, est membre du SERWG avec un statut permanent depuis plusieurs années.
L’objectif de l’organisation du SMERWG est de renforcer les procédures et systèmes d’évacuation et de sauvetage des sous-marins ainsi que de promouvoir une coopération plus étroite et des relations diplomatiques et militaires avec les pays membres de l’agence internationale de normalisation de l’OTAN.
La secrétaire d’État française au Commerce extérieur en Afrique du Sud
La secrétaire d’Etat française au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, était attendue hier en Afrique du Sud où elle va effectuer une visite de trois jours destinée à renforcer les relations de coopération entre les deux pays.
Parmi la délégation française figurent des responsables de l’Agence française de développement (AFD) et de l’Agence française pour la promotion du commerce international.
Mme Idrac assistera aujourd’hui à l’ouverture d’un séminaire mixte des deux pays sur les partenariats qui regroupera plus de 30 entreprises françaises et une centaine d’entreprises sud-africaines.
Ce séminaire visant à soutenir le projet de l’Afrique du Sud de bâtir une base locale industrielle et de services.
Mme Idrac aura demain une série de réunions avec des représentants du gouvernement sud-africain.
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