La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Conférence de l’ONU de Djakarta
7 janvier 2005

La communauté internationale, réunie hier en Indonésie pour la conférence de l’ONU, est au chevet de l’Asie du Sud. Le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a exhorté les donateurs à verser immédiatement les dollars promis. Faute d’aide, le bilan de 150.000 morts pourrait doubler.
(Pages 8 et 9)
Ils savent qu’ils doivent faire vite, s’ils veulent secourir les rescapés. Les dirigeants des pays et organisations participant à la conférence internationale des donateurs aux pays victimes du séisme et du tsunami en Asie du Sud se sont engagés hier, dans une déclaration finale, à travailler ensemble pour aider les régions riveraines de l’océan Indien dévastées par le tsunami du 26 décembre.
Le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a exhorté les donateurs à verser immédiatement les milliards qu’ils ont promis. Le bilan de 150.000 morts pourrait doubler si des maladies apparaissaient dans les camps de réfugiés bondés, faute de conditions sanitaires convenables, a-t-il prévenu.
Pendant une journée, les dirigeants d’une vingtaine de pays - sinistrés ou donateurs - se sont rassemblés en Indonésie, où la vague géante s’est montrée la plus meurtrière. Près de 4 milliards de dollars (3 milliards d’euros) ont déjà été promis pour aider les rescapés. L’ONU souhaite que, contrairement à ce qui s’est produit après d’autres catastrophes naturelles, les généreux donateurs tiennent parole.
Dans leur déclaration finale, les délégués se sont engagés à mettre sur pied un système d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien - système qui n’existe pas encore - pour que les habitants des zones côtières aient le temps de se réfugier en hauteur lors du prochain raz-de-marée.
"Ce ravage sans précédent requiert une réaction mondiale sans précédent pour aider les gouvernements nationaux à faire face à une telle catastrophe", estiment-ils dans leur déclaration conjointe.
D’après eux, la reconstruction pourrait prendre jusqu’à dix ans.
Kofi Annan a demandé aux pays donateurs de canaliser 1,7 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros) vers les Nations-unies pour l’assistance humanitaire, dont 977 millions de dollars (740 millions d’euros) d’aide d’urgence.
Organisée par l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN), qui regroupe dix pays, la conférence s’était ouverte jeudi matin par une minute de silence en hommage aux victimes.
"Des communautés entières ont disparu", a souligné Kofi Annan. "Le désastre a été si brutal, si rapide, et si étendu, que nous luttons toujours pour le comprendre".
Pour le secrétaire général de l’ONU, il faut que "les promesses (de dons) soient converties en cash rapidement (...) C’est une course contre la montre".
Le responsable onusien a en outre déclaré que le bilan des victimes de la catastrophe risque de dépasser les 150.000 morts. Pour l’heure, le bilan officiel provisoire s’élève à au moins 139.961 morts, dont 94.200 rien qu’en Indonésie.
"Cent cinquante mille personnes courent un risque extrême si une épidémie se déclenche dans les régions affectées", a averti le Dr Lee Jong-wook, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Pour le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono, le tsunami du 26 décembre est "la catastrophe naturelle la plus destructrice, de mémoire d’homme".
"Par ailleurs, les délégués de Djakarta ont souhaité dans leur déclaration finale que les Nations-unies coordonnent l’aide humanitaire aux pays sinistrés. (voir encadré).
Les États-Unis acceptent la coordination de l’ONU
Kofi Annan, qui n’a cessé d’affirmer la primauté des Nations-unies dans la coordination de l’aide aux pays frappés par le séisme et les raz-de-marée, peut se vanter d’une belle réussite.
En effet : "Face à un désastre de cette ampleur, l’assistance internationale et la coordination sont essentielles. Les États-Unis se félicitent du rôle coordinateur des Nations-unies", a affirmé hier le secrétaire d’État Colin Powell au sommet de Jakarta.
En reconnaissant ce rôle aux Nations-unies, les États-Unis mettent fin à la concurrence qu’ils avaient menée lors de la distribution de l’aide d’urgence.
Les États-Unis avaient pris la tête d’un groupe de pays qui comptait également l’Inde, l’Australie et le Japon. Colin Powell a déclaré que ce groupe avait "rempli son rôle" de catalyseur de la distribution des secours.
"Il va désormais se fondre au sein des efforts plus larges de coordination des Nations-unies alors que la communauté internationale toute entière œuvre à soutenir les pays qui ont souffert de cette tragédie", a dit M. Powell.
"Bien sûr, ce sont les Nations-unies qui assurent la conduite" des opérations d’aide et de reconstruction, a déclaré Kofi Annan, lors d’une conférence de presse, en marge du sommet.
Un milliard de dollars pour les besoins de base
Les Nations-unies souhaitent que les gros donateurs affectent près d’un milliard de dollars (environ 750.000 euros) de promesses de dons pour les besoins de base des sinistrés durant la période des six mois à venir.
Kofi Annan vise à obtenir des engagements pour des projets concrets en puisant dans les fonds - plus de trois milliards de dollars - promis par la communauté internationale.
Les promesses émanant d’une cinquantaine de pays ont fortement augmenté mercredi, l’Australie annonçant 765 millions de dollars et l’Allemagne 680 millions de dollars.
Mais une partie de cet argent arrivera sous la forme de prêts ou sera affectée à la reconstruction au cours des trois à cinq ans à venir et ne répondra pas aux besoins immédiats des populations sinistrées.
D’autres pays, comme les États-Unis ou Singapour, pourraient déduire des sommes annoncées les coûteux déploiements militaires en cours dans les régions touchées.
Mais à l’ONU, les responsables pensent qu’au moins un milliard de dollars doivent être affectés concrètement à un pays ou à un projet et répondre aux besoins fondamentaux.
"Nul ne remplit un chèque en blanc", a déclaré un responsable de l’OCHA (Bureau de coordination des Affaires humanitaires), organisme qui a mis au point le plan.
L’argent alloué aux projets sera réparti entre une quarantaine d’agences de l’ONU ou leurs ONG caritatives partenaires, qui superviseront ou mettront en œuvre les missions à accomplir.
Le plan, explicité dans un rapport de 95 pages, ira essentiellement au bénéfice de l’Indonésie (371 millions de dollars), du Sri Lanka (167 millions de dollars), des îles Maldives (66,6 millions de dollars), des Seychelles (8,9 millions de dollars), de la Somalie (10 millions de dollars). Le reste sera réparti à travers la région touchée.
214 millions de dollars pour des vivres
Les projets spécifiques prévus par le plan de l’OCHA (lire ci-dessus) se répartiront comme suit :
o 222 millions de dollars pour des abris et produits non alimentaires
o 214,7 millions pour des vivres
o 143 millions pour la logistique et la coordination (transport, communications)
o 121,7 millions pour la santé
o 109,7 millions pour le redressement économique et les infrastructures
o 60,8 millions pour l’eau et le système sanitaire
o 29,7 millions pour des besoins multi-sectoriels
o 27 millions pour l’éducation
o 27 millions pour les droits de l’homme
o 14 millions pour l’agriculture
o 4,2 millions pour éradiquer les mines au Sri Lanka
o 3 millions pour la sécurité.
Un an pour un système d’alerte aux tsunamis
Les dirigeants réunis hier à Djakarta sont tous d’accord : un système d’alerte aux tsunamis doit être mis en place dans l’océan Indien.
"Nous ne devons plus jamais nous retrouver aussi vulnérables et aussi exposés", a lancé le ministre thaïlandais des Affaires étrangères Surakiart Sathirathai. "Il est tout à fait prouvé qu’une alerte dix minutes à l’avance peut sauver des centaines de vies".
Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a souligné qu’il ne fallait pas regarder à la dépense pour mettre en place ce système. "En tant que communauté internationale, nous ne devons pas compter aujourd’hui combien ça coûte, afin qu’à l’avenir nous n’ayons pas à compter les vies perdues".
"Nous devons tirer toutes les leçons (du raz-de-marée) afin d’empêcher de telles tragédies de se produire à l’avenir", a considéré le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan. "La prévention et les systèmes de première alerte doivent devenir une priorité". Il a ajouté que les Nations-unies apporteraient leur aide à la création d’un tel système.
Un responsable du ministère indonésien des Affaires étrangères a affirmé que plusieurs pays, dont le Japon, s’étaient engagés à conduire les efforts pour mettre sur pied un système d’alerte aux tsunamis.
"Nous pensons qu’après une telle calamité, la nécessité d’établir un tel système se fera sentir avec plus de force", a déclaré ce responsable ayant requis l’anonymat. "Nous espérons que ça deviendra une réalité".
Le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi a confirmé que Tokyo contribuerait à la mise en place d’un système d’alerte. Une session spéciale est prévue lors de la conférence de l’ONU sur les catastrophes prévue à Kobe ce mois-ci.
Contrairement à l’océan Pacifique, où les tsunamis sont plus fréquents, l’océan Indien n’est pas doté d’un système d’alerte aux raz-de-marée.
D’après des scientifiques australiens, un tel système pourrait être installé en un an et coûterait environ 20 millions de dollars (14 millions d’euros).
La France propose de créer des “casques rouges”
Le président Jacques Chirac "souhaite une force d’intervention à caractère européen", a déclaré hier le ministre délégué à la Coopération Xavier Darcos.
"Il faut que nos forces d’intervention rapide du type force médicalisée soient aussi européennes", a expliqué Xavier Darcos sur RTL, en direct depuis Djakarta, où se tenait jeudi la conférence internationale des donateurs aux pays victimes du séisme et du tsunami en Asie du Sud.
Le ministre délégué à la Coopération a précisé que la France "envisage la création de “casques rouges” et c’est une chose dont nous allons parler dès demain après-midi", lors du conseil affaires générales et relations extérieures à Bruxelles.
Jacques Chirac a également "décidé que des hélicoptères Puma allaient être acheminés en grande urgence, cet après-midi même (hier - NDLR) en Indonésie, je crois, pour éviter les difficultés" de distribution de l’aide.
Le ministre délégué à la Coopération a enfin salué la décision des États-Unis "de se placer dans cette unité internationale derrière le secrétaire des Nations-unies", pour la répartition de l’aide à l’Asie.
An plis ke sa
o La mairie de Saint-Denis et le Secours Catholique
o 100.000 euros d’Arcelor
Arcelor s’associe au mouvement de solidarité : l’entreprise a décidé de faire un don de 100.000 euros en faveur des victimes des régions sinistrées. L’aide est allée à parts égales à la Croix-Rouge et à Médecins sans frontières. Les drapeaux étaient en berne mercredi 5 janvier au siège d’Arcelor.
Où envoyer vos dons
- Secours catholique : BP 939, 9, rue de la Cité-Jasmin, 97478 Saint-Denis. Tél : 0262-21-37-44
- Médecins du monde océan Indien : 250 bis rue Général-Rolland Bat K SHLMR Bouvet BP 964 97479 Saint-Denis Cedex
- Tamij Sangam : numéro de compte : 1084718460037.
Tél : 0692-68-65-48
- Association musulmane de La Réunion : AMR, BP 5, 97461 Saint-Denis Cedex (chèque libellé à l’ordre de AMR solidarité Asie).
- Solidarité Réunion-Inde : PAE de la Mare, ilôt 7, Bât 46, 97438 Sainte-Marie. Tél : 0262-53-00-04
- Secours islamique : 7, Impasse Paul-et-Virginie, Ligne des Bambous, 97432 La Ravine-des-Cabris. (Des virements peuvent être faits sur le compte suivant : Bred Saint-Pierre n°12 169 00025 02126930090 clé RIB 33)
- Temple de Sainte-Marie : Association Aroul Migou Sendhil Mourougen kovil tirouchendour, rue Emery-Talvy 97438 Sainte-Marie.
Tél : 0692-65-43-52
- Comité Maharashtra : 32, rue Mahatma-Gandhi, 97410 Saint-Pierre (n° de compte bancaire CA : 80056350001). Tél : 0692-05-96-97
- Consulat de l’Inde : Caisse de secours nationale du Premier ministre, Consulat général de l’Inde, 266 rue Maréchal-Leclerc, 97400 Saint-Denis (chèques mandatés à l’ordre du “Prime minister’s national relief fund”). Tél : 02629-41-75-47
- Croix-Rouge Française : délégation départementale de la Croix-Rouge, Séisme Asie, 12 rue de Nice, 97400 Saint-Denis. Tél : 0262-90-96-60
- Enfants du Monde Réunion : BP 211 97825 Le Port Cedex
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
In kozman pou la rout
36 % de personnes âgées à La Réunion en 2050
Contraste avec La Réunion base de l’OTAN en l’Afrique australe
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture