La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Manœuvre coloniale de Londres pour empêcher le retour des Chagossiens dans leur pays
10 juillet 2004

Le gouvernement socialiste de Tony Blair semble prêt à tout pour préserver les intérêts de l’armée américaine, bras armé de la mondialisation ultra-libérale, aux mépris des droits humains. Telle pourrait être l’interprétation de la nouvelle manœuvre de l’allié de George Bush pour empêcher le retour des Chagossiens au pays. Face à la détermination du gouvernement mauricien, Londres élabore une stratégie pour refuser tout recours devant la Cour internationale de justice.
Le Premier ministre mauricien Paul Bérenger se trouve actuellement à Londres où il doit rencontrer samedi le secrétaire-général du Commonwealth, Don Mc Kinnon, pour lui parler de la démarche mauricienne en vue de rétablir sa souveraineté sur l’archipel des Chagos, détaché du territoire mauricien par la Grande Bretagne pour permettre aux États-Unis de construire une base militaire sur une des îles de l’archipel, Diego Garcia, a-t-on appris hier de source officielle à Port-Louis.
Cette affaire s’est corsée pour Maurice avec l’annonce, cette semaine, de nouvelles mesures d’exception adoptées par la Grande Bretagne et interdisant à Maurice la possibilité de saisir la Cour internationale de Justice (CIJ), après un éventuel retrait du Commonwealth. En effet, Londres a soumis le 5 juillet dernier une déclaration dans ce sens au secrétaire général des Nations Unies.
À l’Hôtel du gouvernement (siège du gouvernement), à Port-Louis, le Premier ministre par intérim Jayen Cuttaree, s’est dit choqué par la démarche des Britanniques. "La démarche de la Grande-Bretagne trahit une véritable faiblesse. Elle nous choque par sa méthode. Londres sait pertinemment bien qu’elle pourra difficilement résister à la revendication de la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos quand cette question sera portée devant la Cour internationale de Justice. Ce n’est pas possible d’avoir un partenaire de dialogue qui agit de la sorte", a-t-il dit.
"La Grande-Bretagne se débat comme un diable dans un bénitier pour nous empêcher d’avoir accès à la Cour internationale de justice sur une question de droit international. Nous sommes choqués", a-t-il ajouté selon “L’Express”. C’est mercredi après-midi, à la Chambre des communes, que Bill Rammell, ministre des Affaires étrangères et du Commonwealth, a annoncé que la Grande-Bretagne ne reconnaîtrait plus la juridiction de la CIJ sur des litiges l’opposant à ceux qui se sont retirés du Commonwealth on Nations et non plus uniquement à ceux qui en sont membres, précise notre confrère mauricien.
Ce “coup de Trafalgar” de dernière minute pour fuir la justice internationale laisse augurer d’une certaine tension lors d’une série de rencontres tendue aujourd’hui à Londres entre Paul Bérenger et le secrétaire général du Commonwealth, Don McKinnon, d’une part, et entre le Premier ministre mauricien et le chef du gouvernement britannique, Tony Blair, par ailleurs fidèle allié des dirigeants américains.
Se retirer du Commonwealth était perçu comme l’ultime possibilité pour Maurice de faire reconnaître sa souveraineté sur les Chagos. C’est à cette condition que l’État pouvait solliciter à la CIJ un avis consultatif sur sa revendication. En modifiant sa déclaration faite auprès des Nations unies - qui chapeaute la CIJ - selon laquelle elle reconnaît la juridiction de la Cour internationale sauf dans les litiges entre pays du Commonwealth, accord passé le 1er janvier 1969, la Grande-Bretagne bloque cette ultime issue. Et fait avorter le projet de Maurice.
Mais ce n’est pas tout. La lettre adressée au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, le 5 juillet 2004 - dans laquelle la Grande-Bretagne annonce la révision de sa déclaration initiale - contient une autre “correction”, précise “L’Express”.
Le deuxième amendement annonce que, dorénavant, le gouvernement britannique n’acceptera pas les décisions de la cour concernant des litiges antérieurs au 1 janvier 1974. Auparavant, cette date limite était fixée au 25 octobre 1945. La séparation de l’archipel des Chagos du territoire mauricien date, comme on le sait, de novembre 1965.
La facilité avec laquelle le gouvernement britannique a pu modifier sa déclaration a surpris plus d’un, même en Grande-Bretagne. "C’est extraordinaire qu’ils puissent le faire mais ils en ont le droit. Les signataires de la convention sur la CIJ peuvent en amender les règles. Je pense que Rammell a discuté avec le bureau de Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, avant de le faire. L’argument du gouvernement britannique est le suivant : puisque Maurice ne peut plus poursuivre la Grande-Bretagne, elle n’a plus aucune raison de quitter le Commonwealth", a confié à “L’Express Ewen MacAskill, rédacteur diplomatique du quotidien londonien “The Guardian”.
Au sein de la majorité travailliste au pouvoir à Londres, certains parlementaires s’élèvent contre l’attitude de leur gouvernement. Jeremy Corbyn a fustigé le refus catégorique du gouvernement britannique d’accepter tout compromis.
Les députés John Grogan, Tam Dalywell et Kelvin Hopkins ont également évoqué l’injustice dont sont victimes les Chagossiens. Gary Streeter, député conservateur (opposition), a même fait une déclaration qui ressemblait fort à un mea culpa.
Avec (L’Express)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
In kozman pou la rout
36 % de personnes âgées à La Réunion en 2050
Contraste avec La Réunion base de l’OTAN en l’Afrique australe
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture