La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Tribune libre
25 février 2008

Une maxime populaire dit : « Lorsqu’on veut tuer son chien, on l’accuse d’avoir la rage ! ». Désormais, on pourrait allonger la liste de ces phrases pleines de bon sens en rajoutant : « Si tu n’es pas capable de résoudre le problème que tu as créé, couvres le des cendres de ton incompétence ! ».
Le sous ministre de l’Outre-mer Christian Estrosi a osé l’innommable en souhaitant que l’on triture notre Constitution pour faire de Mayotte une exception à la République. Vouloir faire de cette île française de l’archipel des Comores un laboratoire pour tester la fin du droit du sol est non seulement hypocrite, mais surtout lâche ! Cette idée est digne des esprits les plus extrêmes de la droite française, elle rejoint en cela une autre idée fascisante qui voulait instituer un contrôle avec des tests ADN pour les Comoriens des quatre îles qui viendraient à se trouver sur le territoire réunionnais. Il n’y a rien à faire, les vieux démons ne cessent de resurgir au gré des événements ! Quoi qu’il en soit, en tant que porte-parole du collectif “Stop Kwassa” pour l’océan Indien, je m’insurge avec vigueur contre cette nouvelle ineptie d’un gouvernement qui ne veut pas voir la réalité géopolitique des “îles de la Lune” en face !
Le collectif “Stop Kwassa” ne cesse de le dire, il n’y a pas d’autres solutions pour résoudre la crise dans le Canal du Mozambique que la suppression du “Visa Balladur” et une négociation globale avec à la clef un statut d’association provisoire entre ces îles et la France (Et pourquoi pas l’Europe ?). Il faut que dès maintenant, les partisans des droits de l’Homme se dressent de tous leurs corps et de toutes leurs consciences pour faire barrage à l’idée d’une suppression du droit du sol sur l’île comorienne de Mayotte. Nous savons tous qu’une idée de ce type, lancée à la cantonade, c’est un ballon d’essai pour une future loi ! Il faut s’attendre, avec la crise anjouanaise, à une recrudescence des traversées en Kawssa-Kawassa, c’est pourquoi, notre collectif interpelle une nouvelle fois les politiques dans notre département pour qu’ils réagissent avec nous contre toutes dispositions visant à une discrimination inacceptable dans une région qui mérite bien plus que de la compassion. Ma colère est contenue, mais néanmoins forte, d’autant plus que la pétition “Stop Kwassa” stagne et n’a toujours pas le soutien qu’elle est en droit de d’attendre des politiques de notre région. Je persiste à penser qu’avec leur soutien et un maximum de signatures réunionnaises, nous retrouverons la raison dans notre région. Plus nous serons nombreux dans cette action, moins les idées que tente de véhiculer Monsieur Estrosi n’auront de chance d’aboutir !
Réunionnais, réveilles-toi, ton exemple du “Vivre ensemble” est un rempart contre la xénophobie.
Debout La Réunion pour que l’Océan Indien soit un modèle au monde !
Guy Ratane-Dufour
Porte parole du collectif Stop Kwassa pour l’Océan Indien.
http://www.stop-kwassa.org/
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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