Mozambique

Début de la campagne présidentielle

20 octobre 2004

Six semaines de campagne devant aboutir aux élections présidentielles et législatives des 1er et 2 décembre au Mozambique, ont démarré dimanche dans l’ensemble de ce pays d’Afrique australe.
Plusieurs heures durant, des militants enthousiastes du parti au pouvoir, le FRELIMO, ont placardé à travers le centre de Maputo des affiches de leur formation et des portraits de leur candidat au scrutin présidentiel, Armando Guebuza.
À la veille de la campagne, la Commission nationale électorale (CNE) a invité tous les candidats à mener leur campagne de façon pacifique et dans le strict respect de la loi. S’exprimant à la télévision et à la radio nationales, le président de la CNE, le révérend Arao Litsuri, a dit son espoir de voir tous les participants montrer un "degré élevé de maturité, de responsabilité et de civisme". M. Litsuri a particulièrement appelé les organisations publiques et privées à traiter les candidats sur un pied d’égalité, tout en demandant aux partis, aux militants et aux candidats de respecter scrupuleusement les restrictions imposées par la loi.

Des règles

Ces restrictions concernent par exemple, l’interdiction de mener campagne dans les services publics, les centres de Santé, les camps militaires ou paramilitaires et les lieux de culte. Par ailleurs, la CNE a annoncé que 45 milliards de meticals (environ 180.000 dollars) étaient disponibles sur le budget de l’État pour financer la campagne électorale.
Dans le cadre de la loi électorale, les partis doivent tirer la majeure partie de leurs fonds des dons de leurs membres et partisans, des ONG, de partis étrangers et d’activités commerciales, alors que la contribution de l’État est un complément aux efforts de collecte de fonds.
La CNE est autorisée à décider comment cette subvention de l’État sera répartie en se basant "sur la représentation au Parlement des partis et sur le nombre de candidats présentés" à ces élections. Le directeur du secrétariat technique de l’administration électorale (STAE), la section électorale de la Fonction publique, Antonio Carrasco, a averti que les partis n’ayant pas justifié leur utilisation de l’argent de l’État lors des élections de 1999 subiront cette fois-ci les conséquences d’un tel comportement.


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Témoignages - 82e année


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