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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Une culture traditionnelle à La Réunion développée au Nigeria
18 janvier 2013

Afin de consolider leur position de plus gros producteurs mondiaux de manioc, l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) d’Ibadan et l’Institut nigérian de recherche sur les tubercules (NRCRI) d’Umudike, dans l’est du Nigeria, ont mis au point deux nouvelles variétés de manioc.
"Ces deux variétés ont bien poussé dans les différentes régions productrices de manioc au Nigeria avec un fort rendement, une teneur élevée en matière sèche et une bonne résistance aux maladies. Les racines de ces variétés sont jaunes et contiennent des taux modérés de pro-vitamine A", a indiqué le Dr. Peter Kulakow, sélectionneur de manioc à l’IITA, dans un communiqué transmis à la PANA à Lagos samedi.
Des essais menés entre 2008 et 2010 ont montré que le rendement maximum potentiel des deux variétés est de 49 à 53 tonnes l’hectare, tandis que les variétés locales donnent moins de 10 tonnes à l’hectare.
Ces variétés sont également résistantes aux principaux ravageurs et maladies qui touchent le manioc dans le pays, comme la mosaïque du manioc, la bactériose du manioc, l’anthracnose, la cochenille du manioc et le tétranyque.
D’après le communiqué, le sélectionneur de manioc du NRCRI, le Dr. Chiedozie Egessi, a identifié certaines qualités distinctes de ces variétés, comme la production de farine de manioc de bonne qualité et une teneur élevée en matière sèche, ce qui est le signe d’une production d’amidon de qualité essentielle au développement de la chaîne de valeur du manioc.
Une de ses autres qualités est un taux d’absorption foliaire élevé, lié à une tolérance à la sécheresse essentielle pour la production de manioc dans les régions plus sèches et pour la limitation de l’impact du changement climatique.
Il présente également le potentiel de modérer les taux de béta-carotène pour renforcer la nutrition.
Le communiqué ajoute qu’au fil des ans, le manioc est passé d’une culture du "pauvre" à une culture industrielle, puisque ce tubercule est transformé en amidon, en farine, en glucose et en éthanol.
"Cependant, le Nigeria n’a pas totalement maximisé tout le potentiel de ce tubercule pour en tirer d’autres produits dérivés".
D’après le communiqué, les experts agricoles estiment qu’avec ces deux nouvelles variétés, la politique du gouvernement d’utilisation d’un pourcentage de farine de manioc dans la fabrication du pain plutôt que de dépendre uniquement du blé importé va recevoir un coup de pouce.
"Si l’utilisation de la farine de manioc devient courante et que ses autres produits dérivés sont pleinement exploités, cela entraînera une forte demande en manioc", a-t-il précisé.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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