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7 janvier 2012

Le front des manifestations contre la hausse des prix du carburant s’est élargi à d’autres organisations professionnelles et Etats au Nigeria, alors que la grève décrétée par les syndicats est prevue lundi.
A Lagos, la capitale économique, des membres de l’Association du barreau nigérian (NBA) ont organisé une manifestation pacifique jeudi.
Ils brandissaient une pancarte où l’on pouvait lire : « Les avocats rejettent la hausse des prix du carburant », en se dirigeant vers l’Assemblée de l’Etat de Lagos pour exprimer leur opposition à cette hausse.
Des manifestations ont également eu lieu dans la ville d’Abeokuta (sud-ouest) et de Benin (centre-ouest).
A Abeokuta, des milliers de manifestants portant des pancartes dénonçant la suppression de la subvention des produits pétroliers ont défilé dans les principales artères de la vieille ville, paralysant les activités commerciales et sociales pendant plusieurs heures.
Plusieurs classes sociales déjà dans la rue
On pouvait lire sur ces pancartes : « Supprimez la corruption pas la subvention du carburant », « Jonathan, il faut que cela cesse » et « Non à la suppression de la subvention du carburant ».
Les manifestants, dont des étudiants, des artisans et des associations de professionnels sous l’égide du Comité d’action des professionnels, ont demandé au gouvernement nigérian de revenir aux anciens prix du carburant.
« Cette mesure du gouvernement est anti-populaire et anti-démocratique. Le gouvernement fédéral sous la houlette du PDP fait souffrir le peuple. Les manifestations vont se poursuivre jusqu’à ce que le gouvernement annule cette hausse des prix du carburant », a déclaré à la presse un porte-parole des manifestants, Mutiu Agkobe.
Femmes, enseignants, journalistes…
Dans la ville de Benin, la manifestation était organisée par un groupe dénommé la Coalition pour sauver le Nigeria, comprenant l’Action unie pour la démocratie (UAD), la Coalition des groupements féminins, le mouvement Live Above Poverty, l’Union des journalistes du Nigeria (NUJ), le Syndicat du personnel enseignant des universités (ASUU) et la Coalition de l’Etat d’Edo.
Le gouvernement a déclaré ne pas prévoir d’annuler cette hausse des prix, qui a porté le coût d’un litre d’essence de 65 nairas (40 cents) à au moins 141 nairas (90 cents).
Les syndicats ont fixé à lundi prochain le début d’une grève générale nationale contre cette hausse des prix du carburant.
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