La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Biodiversité
Publication de la Liste rouge de l’U.I.C.N.
19 novembre 2003

La liste rouge des espèces menacées, publiée hier, s’est allongée en 2003. Faune et flore sont notamment en péril au Brésil, en Indonésie et dans les îles tropicales, selon des experts.
La faune et la flore sont gravement menacées dans les îles tropicales (Galapagos, Hawaï, Seychelles...), selon l’édition 2003 de la Liste rouge de l’Union mondiale pour la nature (UICN) rendue publique mardi. Fondée en 1948, l’UICN se présente comme « le plus grand réseau mondial de connaissances sur la faune et la flore ». Elle « rassemble 75 États, 108 organismes gouvernementaux, plus de 750 ONG et environ 10.000 experts et scientifiques de 181 pays ».
« Les activités humaines nous conduisent vers une vague d’extinctions qui pourrait rendre ces îles écologiquement et esthétiquement stériles », avertit l’organisme, qui publie chaque année un répertoire des espèces menacées. Or, ces îles sont le cadre « d’assemblages uniques d’animaux et de plantes qui sont extrêmement vulnérables aux perturbations d’origine humaine ».
Également pointées du doigt : les « espèces envahissantes » apportées par l’humain et qui causent l’extinction des espèces locales. Sur 125 plantes endémiques à Hawaï (qui n’existent nulle part ailleurs), 85 sont menacées, pointe l’organisme.
Cela ne signifie pas nécessairement que la nature est davantage en danger, mais simplement que les quelque 10.000 chercheurs de 181 pays affiliés à l’UICN ont inscrit davantage d’espèces à la liste. Cette année, par exemple, les algues et lichens ont fait leur entrée dans le catalogue.
L’UICN compte en outre désormais 762 espèces des plantes et d’animaux estimées éteintes. S’y ajoutent 58 espèces vivant uniquement en culture ou en captivité.
Par rapport à la liste 2002, six espèces d’albatros et trois singes tropicaux font l’objet d’une menace plus grande. Idem pour le poisson-chat géant du Mekong, un des plus grands poissons d’eau douce du monde (il peut mesurer 3 mètres pour 300 kilos), que l’on ne trouve que dans quatre pays : Cambodge, Vietnam, Laos, Thaïlande. En revanche, une espèce d’arbre que l’on croyait disparue à l’état sauvage depuis un siècle, le Thuja Sutchuenensis, a été redécouverte en Chine. Elle ne reste pas moins considérée « en danger critique d’extinction ».
« La situation des espèces continentales n’est guère meilleure », ajoute l’UICN. L’Indonésie, l’Inde, le Brésil, la Chine et le Pérou comptent le plus de mammifères et d’oiseaux menacés « alors que les plantes sont en déclin rapide en Equateur, Malaisie, Indonésie, Brésil et Sri Lanka ». La Liste rouge compte désormais 12.259 espèces menacées, contre 11.167 en 2002.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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