La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Un plaidoyer du secréraire-général de la Conférence
12 janvier 2005

Lors de la cérémonie d’ouverture de la Conférence internationale chargée d’examiner l’application du Programme d’action pour le développement durable des petits Etats insulaires en développement, le secréraire-général de cette conférence, Anwarul Chowdhury, a notamment invité les partenaires de développement des îles à accroître l’aide publique au développement (APD) qu’ils accordent à ces pays vulnérables.
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Lundi dernier à Maurice, Anwarul Chowdhury a plaidé de la manière suivante en faveur de l’augmentation de l’aide publique au déveoppement : "La petitesse et l’éloignement des petits Etats insulaires en développement (PEID) continuent de poser de sérieux problèmes pour ce qui est de la fourniture de l’aide internationale et d’un accroissement des investissements étrangers.
Dans plusieurs cas, les projets et programmes ne sont pas viables lorsqu’ils visent des pays particuliers. D’un autre côté, lorsque des PEID s’unissent pour intégrer leurs économies et relever des défis communs, plusieurs de leurs projets et programmes de développement économique et humain pourraient se révéler viables et produire de meilleurs résultats. Je demande donc aux petits pays insulaires en développement d’intensifier leurs efforts pour accélérer le rythme de leur intégration économique régionale".
À l’appui de ce plaidoyer, on peut citer un article du “Figaro” sur cette conférence, pour qui "les dégâts provoqués par les tsunamis en Asie du Sud ont rappelé à la communauté internationale combien les petites îles sont vulnérables aux catastrophes naturelles. (...) Guère plus touchés que les autres en termes de victimes, ces pays ont néanmoins subi des destructions massives.
Sur quatorze îles des Maldives évacuées, neuf sont désormais inhabitables, a déclaré à l’AFP le représentant permanent des Maldives aux Nations unies Mohamed Latheef. Quant aux Seychelles, les vagues qui ont frappé l’archipel de cent vingt îlots ont porté un coup d’arrêt brutal à la pêche, sur laquelle repose largement l’économie locale. D’où les 30 millions de dollars réclamés à la communauté internationale".
Paul Bérenger et la question des tsunamis
Le Premier ministre du pays-hôte de la Conférence, Paul Bérenger, a notamment déclaré ce qui suit lors de la séance d’ouverture : "Plusieurs enseignements peuvent être tirés de la tragédie qui a suivi le tsunami. De nombreuses vies auraient pu être sauvées si un mécanisme approprié d’alerte rapide avait existé dans l’Océan Indien.
Au cours des prochaines jours, cette réunion devrait donc réfléchir sérieusement à des recommandations concrètes touchant la mise au point de systèmes d’alerte rapide ainsi que leurs méthodes de fonctionnement".
Les changements climatiques : le sujet le plus controversé
Dans le cadre des préparatifs de la Conférence, des progrès très encourageants ont été enregistrés lors des négociations officieuses qui se sont déroulées durant le week-end à Maurice, au cours desquelles plusieurs questions difficiles ont été réglées.
Sur le commerce, la moitié des “crochets” ont été éliminés durant des négociations intensives tenues par un sous-groupe de pays. Compte tenu de ces développements positifs, on prévoit maintenant que les changements climatiques plutôt que le commerce, constitueront la question la plus controversée au cours des présentes négociations. Sur les catastrophes naturelles, on s’était précédemment entendu pour négocier plus à fond la question de la préparation aux catastrophes lors de la conférence de Kobe, la semaine prochaine au Japon.
Mais les délégués présents à Maurice ont néanmoins convenu d’ajouter des paragraphes portant sur les tsunamis. La réunion internationale de Maurice soit adopter une stratégie dynamique pour renforcer la mise en œuvre du Programme d’action adopté il y a une décennie lors d’une conférence mondiale tenue à la Barbade. Une déclaration politique sur l’avenir des îles doit aussi être adoptée.
An plis ke sa
Tourisme
Des manifestations parallèles sont aussi organisées au cours de la Conférence. Ainsi, l’Organisation mondiale du tourisme a tenu une réunion pour discuter l’impact du tourisme sur les petits pays insulaires. La première réunion-débat a porté sur des actions concrètes à mener pour gérer les grands dangers climatiques et les vulnérabilités environnementales des PEID. La délégation réunionnaise a apporté sa contribution lors de cet atelier par la voix de Wilfrid Bertile, vice-président de la Région Réunion.
Kofi Annan
Comme on le sait, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, participe à la réunion internationale de Maurice. A 66 ans, ce Ghanéen en est à son second mandat à la tête de l’Organisation des Nations unies (Onu). Il est en effet secrétaire général depuis le 1er janvier 1997 et devrait le rester jusqu’au 31 décembre 2006. Il a consacré 43 ans à cette organisation. Elle lui doit un Prix Nobel de la paix, en 2001.
Changement climatique
“Le Figaro” note qu’"au cours du 20ème siècle, le réchauffement a entraîné une hausse du niveau de la mer de 10 à 20 centimètres. Une élévation de 9 à 88 centimètres d’ici à 2100 est encore attendue, selon le dernier rapport du panel intergouvernemental sur le changement climatique de l’ONU (IPCC). Or, 100 millions de personnes vivent dans le monde à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer. Des îles comme les Maldives pourraient à terme disparaître sous les flots".
L’appel de l’ONU "pour un système d’alerte précoce (contre les tsunamis) mérite une attention particulière lors de cette conférence", a souligné Anwarul Chowdhury, secrétaire général de cette réunion de l’ONU, lors de l’inauguration.
Commerce mondial
Les 51 pays concernés par la Conférence des PEID, représentés toute la semaine à Maurice par une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement et trente-cinq ministres, se pencheront également sur le commerce mondial. Les petits États insulaires réclament un traitement spécial au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), lié à leur spécificité.
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