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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Lutte contre le VIH/SIDA
5 septembre 2011

L’épidémie de VIH se trouve à un moment critique dans la région Asie-Pacifique. Si des progrès considérables ont été accomplis dans toute la région, ces progrès sont menacés par un manque d’attention aux populations à haut risque d’infection et par l’insuffisance de fonds. Ce sont les conclusions du rapport “VIH dans la région Asie-Pacifique : objectif zéro”, présenté lors du congrès international sur le sida dans la région Asie-Pacifique (ICAAP).
Les progrès dans la région ont été impressionnants, avec une chute de 20 % du nombre des nouvelles infections à VIH depuis 2001 et un taux d’accès à la thérapie antirétrovirale multiplié par trois depuis 2006, mais la plupart des pays de la région sont loin de réaliser les objectifs concernant l’accès universel à la prévention, au traitement et aux soins. Près de 5 millions de personnes vivent avec le VIH dans la région Asie-Pacifique (Cambodge, Chine, Inde, Indonésie, Malaisie, Myanmar, Népal, Pakistan, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Thaïlande et Viet Nam), un chiffre stable depuis 2005. L’ensemble de la région a connu une diminution de 20 % du nombre des nouvelles infections entre 2001 et 2009 soit environ 400.000 nouvelles infections en moins.
Mais les progrès sont insuffisants : le nombre de personnes ayant accès au traitement antirétroviral vital a triplé depuis 2006, atteignant 740.000 personnes, mais plus de 60% des personnes vivant dans la région, candidates au traitement n’y ont toujours pas accès. Le nombre de nouvelles infections et de décès chez l’enfant a diminué d’environ 15%, s’élevant tout de même chaque année à près de 20.000.
Des tendances variables d’un pays à l’autre : en Chine, par exemple, 5 des 22 provinces du pays concentrent 53% des personnes vivant avec le VIH. En Papouasie, les niveaux d’infection à VIH sont 15 fois plus élevés que la moyenne nationale en Indonésie. La Thaïlande est le seul pays asiatique qui affiche une prévalence du VIH proche de 1% et au Cambodge, la prévalence du VIH chez les adultes a diminué de 1,2%.
Les groupes à risque insuffisamment ciblés : les infections à VIH restent concentrées parmi les consommateurs de drogues injectables, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et les professionnel(le)s du sexe. Environ 16% des usagers de drogues injectables sont séropositifs au VIH, et jusqu’à 30% à 50% dans certains pays comme la Thaïlande et le Vietnam.
De 5 à jusqu’à 29% des HSH sont touchés, en particulier dans certaines régions de l’Inde. Idem pour les professionnelles du sexe. Une proportion importante des nouvelles infections à VIH au sein de ces groupes à risque survient chez les jeunes de moins de 25 ans. Bien entendu, dans ces pays, la plupart des programmes destinés à protéger ces populations de l’infection à VIH sont inadaptés et la stigmatisation des populations plus exposées au risque d’infection et la discrimination sont toujours très répandues. Environ 90% des pays de la région conservent des lois et des politiques répressives qui barrent l’accès aux prestations vitales pour ces populations clés.
L’objectif “zéro” : « Réaliser l’objectif zéro nouvelle infection dans la région Asie-Pacifique exigera des réponses nationales reposant sur les meilleures données et preuves scientifiques existantes », déclare Michel Sidibé, directeur exécutif de l’ONUSIDA. Les programmes liés au VIH doivent être dotés de ressources suffisantes et être fermement axés sur les populations clés”. Car la riposte au sida dans la région reste sous-financée : En 2009, 1,1 milliard dollars a été alloué pour 30 pays de la région, c’est un tiers du financement requis pour réaliser les objectifs. L’aide internationale pour la lutte mondiale contre le sida stagne et a même diminué en 2010 et la baisse des dons internationaux menace les progrès accomplis.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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