La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Une alternative au modèle dominant
18 février 2013

Des millions de personnes pourraient échapper à la pauvreté, à la faim et à la dégradation de l’environnement si les pays déployaient plus d’efforts pour promouvoir l’agroforesterie, un mode d’occupation du sol associant arbres et production agricole, a soutenu un rapport de la FAO.
L’agroforesterie est une source importante de produits aussi bien locaux (bois, fruits et fourrage) que d’exportation (noix de coco, café, thé, caoutchouc, gomme, etc.).
Près de la moitié des terres agricoles de la planète possèdent une couverture arborée d’au moins 10 pour cent, d’où l’importance de l’agroforesterie pour les moyens d’existence de millions de personnes, a déclaré la FAO.
Dans un nouveau guide publié mardi (Advancing agroforestry on the Policy Agenda) à son siège à Rome et destiné à un public de décideurs, de conseillers politiques et de responsables d’ONG et d’institutions gouvernementales, la FAO explique comment intégrer l’agroforesterie dans les stratégies nationales tout en adaptant les politiques aux conditions spécifiques de ce mode d’occupation du sol.
L’ouvrage éclaire le lecteur sur les meilleures pratiques en matière d’agroforesterie, cite des exemples de réussite et tire les leçons des défis et échecs.
"Dans beaucoup de pays, le potentiel de l’agroforesterie pour créer de la valeur au profit des agriculteurs, des collectivités et de l’industrie n’a pas encore été pleinement exploité", affirme Eduardo Mansur, directeur de la Division de l’évaluation, de la gestion et de la conservation des forêts à la FAO.
Le guide préconise une dizaine de pistes à suivre au plan politique. Parmi ces pistes : la sensibilisation des agriculteurs et de la communauté internationale aux systèmes agroforestiers ; la réforme des normes et réglementations défavorables aux secteurs forestier, agricole et rural ; la clarification des politiques relatives à l’utilisation des terres.
Les agriculteurs qui introduisent des arbres dans les exploitations agricoles devraient être récompensés pour les services qu’ils rendent à l’écosystème et, par voie de conséquence, à la société. Selon le guide de la FAO, ils devraient bénéficier d’incitations financières ou d’autres formes d’encouragement, notamment des subventions, des exonérations fiscales, des programmes de partage des coûts, de programmes de microcrédit ou de prestations en nature (services de vulgarisation, développement des infrastructures, etc.).
Au cours des huit dernières années, plus de 10.000 contrats d’agroforesterie ont permis de planter plus de 3,5 millions d’arbres dans les exploitations agricoles.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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