Selon la Banque de développement asiatique

La croissance économique de la Chine : 9,2%

19 septembre 2005

La hausse des exportations, la constance des investissements et l’accélération de la consommation devraient propulser la croissance économique de la Chine à 9,2% cette année, surpassant les 8,5% prévus.
Selon la nouvelle mise à jour des Prévisions 2005 du développement en Asie publiée par la Banque de développement asiatique (BDA), l’économie de la Chine ne montre que de très légers signes de ralentissement anticipé de sa croissance au premier semestre 2005.
"Il est prévu que la forte croissance économique de la Chine sera soutenue par une hausse des salaires et de la consommation, en revanche l’investissement et les exportations devraient subir une légère baisse dans la deuxième moitié de 2005, ralentissant la croissance du PNB par rapport aux sommets atteints ces dernières années", selon ces nouvelles prévisions.
L’inflation des prix à la consommation, qui a atteint 5,3% en juillet et août 2004, a fini par redescendre à 2,3% aux premiers six mois de l’année, entraînant une réduction dans la prévision d’inflation annuelle à moins de 3% contre 3,6% à l’origine.
Les risques de cette croissance résident dans les problèmes d’énergie, les faiblesses bancaires, la surcapacité de certaines industries, et la possibilité que les revenus des ruraux soient sous pression.
La Chine est actuellement le second consommateur de pétrole, et l’un des plus grands importateurs de l’or noir de la planète. Cette demande croissante provient du fait que de plus en plus de Chinois possèdent un véhicule privé, mais aussi d’une mauvaise gestion des ressources pétrolières chinoises, d’après le rapport prévisionnel.



Recherche et du Développement : contribution de la Chine

L’Asie en voie de développement est la région de réception la plus dynamique des investissements directs étrangers dans le domaine de la recherche et du développement et la Chine, principale région de l’expansion de ces investissements, souligne Supachai Panitchpakdi, secrétaire général de la CNUCED, lors du banquet-déjeuner du Forum sur les investissements internationaux de la 9e Foire-négociation internationale chinoise sur l’investissement et le commerce. Pour attirer plus d’investissements directs étrangers dans le domaine de la R et D, il faut mettre en place un cadre institutionel favorable à l’innovation sur le plan du développement des ressources humaines, de la capacité de recherche publique et de la protection de la propriété intellectuelle.
Selon une étude menée par la CNUCED parmi les sociétés du monde ayant dépensé le plus en la matière, les fonctions de recherche et développement des transnationales tendent à être "délocalisées" hors de leurs pays. La part de recherche et développement dans les pays étrangers devrait augmenter pour 69% des compagnies interrogées. Ces dernières évoquent le plus souvent la Chine, et puis les Etats-Unis et l ?Inde, précise Supachai.


Le tertiaire est le plus prometteur en Chine

Le 7 septembre, lors du 12e symposium sur le développement de l’économie chinoise de PNB Paribas, un responsable de cette banque française a déclaré que le tertiaire chinois pourrait devenir, après l’industrie manufacturière, le secteur doué de la plus grande potentialité de développement de ce pays.
Etant donné que la Chine est d’ores et déjà devenue la sixième entité économique et la troisième puissance commerciale du monde, ainsi que le deuxième pays en ce qui concerne le volume des investissements étrangers directs, PNB Paribas est très optimiste quant à l’avenir de sa croissance économique. Selon une estimation de cette banque, d’ici l’an 2020, au lieu d’assister à un ralentissement de la croissance de l’économie chinoise, on pourrait voir son PIB quadrupler par rapport à 2000. Cela signifie que dans les 15 ans à venir, l’économie chinoise pourrait connaître un rythme de croissance de 6 à 8%. Désormais, ce qui retient le plus l’attention du public sont les problèmes liés au marché de la propriété immobilière, à la politique monétaire, à la politique financière et au taux de change de la monnaie chinoise. Par ailleurs, il faudra également savoir quand la Chine entrera dans la période de paroxysme de ses conflits commerciaux avec l’étranger.
En ce qui concerne sa politique d’investissement en Chine, PNB Paribas affirme qu’elle s’intéresse particulièrement à son secteur des services. Cela ne veut nullement dire que l’industrie manufacturière chinoise est entrée dans une période de récession, mais que pour fournir au marché davantage de produits hauts de gamme et à forte valeur ajoutée, elle commence à faire face à une augmentation de ses prix de revient, si bien qu’il ne lui est plus possible de se tailler de plus grandes parts du marché. Alors que de son côté, le tertiaire chinois, qui n’a connu jusqu’ici qu’un début de développement, a de grandes chances de décoller dans les dix ou vingt années à venir.


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