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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
L’espoir renaît
24 septembre 2012

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé vendredi que les agriculteurs du Swaziland commencent à récolter les fruits d’un effort global lancé par le gouvernement et la FAO et destiné à inverser la baisse de la productivité agricole du pays.
Des années successives de sécheresse, une pandémie dévastatrice de VIH/Sida, des décennies de récession économique et plus récemment la flambée des prix des denrées alimentaires ont rendu la vie des populations rurales plus difficile. Selon les derniers chiffres de la FAO sur la faim, près de 20% de la population du pays — qui compte 1 million d’habitants — sont sous-alimentés.
Depuis 2009, l’UE, associée à ce projet, soutient une initiative de grande envergure du gouvernement et de la FAO visant à relever les niveaux nutritionnels de la population rurale et à stimuler leur potentiel de croissance économique. Baptisé Projet de développement agricole du Swaziland (SADP), ce programme quinquennal est doté de plus de 14 millions d’euros versés par l’Union européenne et de près de 400.000 dollars par la FAO.
« On ne peut s’attaquer à la pauvreté rurale si on ne met pas les petits agriculteurs au premier plan », a expliqué le conseiller technique en chef du projet de la FAO, Nehru Essomba, en précisant que, fondamentalement, le SADP est ciblé sur les petits exploitants.
Au total, 340 potagers ont été créés pour que les familles vulnérables puissent cultiver des légumes et des herbes pour leur propre consommation ou vendre l’excédent aux autres membres de la communauté. Plus de 2.000 personnes ont tiré directement profit des potagers, tout en recevant une éducation nutritionnelle par le biais de démonstrations de préparation et de transformation de la nourriture.
Relier les agriculteurs au marché est un enjeu principal, a souligné M. Essomba. La proximité du pays avec l’Afrique du Sud et ses grosses exploitations en fait un environnement extrêmement compétitif. Le SADP est en train de mettre en place un Fonds d’investissement d’un montant de 1 million d’euros destiné à soutenir la commercialisation et en particulier à promouvoir des cultures de niche pour offrir aux petits exploitants un avantage comparatif sur le marché.
Par ailleurs, le SADP aide les jeunes à monter de petites entreprises agricoles. Soixante groupes comptant quelque 2.500 jeunes s’occupent d’aviculture, d’élevage porcin, de production maraîchère et de cultures de plein champ, et le SADP leur fournit matériel, outils, intrants, médicaments ainsi qu’une formation.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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