Victimes du tsunami

La générosité a ses limites

29 mars 2005

La France et l’Italie refusent une proposition d’aide aux pays du Sud-Est victimes du tsunami, en ne leur accordant pas des tarifs douaniers préférentiels pour aider leurs entreprises textiles à trouver des débouchés commerciaux en Europe.

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Le tsunami a suscité une importante vague de générosité de par le monde. De nombreux dons ont été versés pour venir en aide aux sinistrés. Mais, au-delà, et afin d’aider les pays victimes à s’en sortir, on estimait plus important de trouver des marchés aux productions locales.
Le 10 février, plusieurs pays membres de l’Union européenne, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Allemagne, le Danemark, la Suède, l’Autriche, la Finlande et les Pays-Bas, avaient proposé que les pays victimes du tsunami puissent obtenir dès le 1er avril de cette année, des tarifs douaniers préférentiels pour leurs exportations de textiles vers l’Europe.
Leur proposition a été soutenue par le commissaire européen au commerce, Peter Mandelson qui l’a présentée lors du Sommet européen qui s’est tenu la semaine dernière à Bruxelles. Celle-ci a été rejetée par la France et l’Italie qui ont défendu les intérêts de leurs industriels français. "Il est inacceptable qu’au moment de la fin des quotas, de la montée en puissance des industries chinoises et indiennes, la Commission leur prête main forte", a déclaré Claude Tétard, le président de l’Union française des industries de l’habillement (UFIH) tandis que Guillaume Sarkozy, président de l’Union des industries textiles (UIT) : ajoutait : "On veut nous faire croire, au nom d’une légitime solidarité avec des peuples d’Asie traumatisés par le tsunami, que cette solidarité doit s’exercer contre des emplois textiles en France et en Europe. C’est inacceptable". Rappelons que la Chine n’est pas concernée par le nouveau dispositif.


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Témoignages - 82e année


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