Crise en Afrique du Sud

La grève des ouvriers du bâtiment paralyse les projets du Mondial 2010

15 juillet 2009

C’est la prochaine Coupe du monde de football qui est touchée par les conséquences de la crise sociale en Afrique du Sud.

Le président directeur général du Comité d’organisation de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, Danny Jordaan, a exprimé vendredi l’espoir que les ouvriers du bâtiment et leurs employeurs parviendront à un accord en vue de mettre fin à la grève qui a mis à l’arrêt un certain nombre de projets importants prévus dans le cadre de l’évènement.
L’espoir de M. Jordaan est fondé sur la nouvelle offre de 11% contre 10,4% proposée par la Fédération des entreprises du bâtiment alors que le Syndicat des mineurs (NUM) réclame 13%.
« Nous pensons que les travailleurs trouveront l’accord-cadre acceptable car il constitue une offre améliorée et qu’ils se remettront bientôt au travail », a dit M. Jordaan.
Le porte-parole du NUM, Lesiba Seshoka, a dit que les ouvriers ont jusqu’à mardi pour accepter ou rejeter la nouvelle offre, mais il a ajouté que la grève qui risquait de devenir violente se poursuivra jusqu’à ce qu’un accord final soit trouvé.
Le ministre du Travail, Membathisi Mdladlana, a eu des discussions sérieuses avec les représentants du syndicat et des entreprises de construction, mais aussi avec les officiels du Comité d’organisation 2010 jeudi à Johannesburg.
La Confédération des travailleurs sud-africains a fait part de son soutien total à la Coupe du monde 2010, mais a indiqué qu’elle ne tolèrera pas que les stades soient construits par des ouvriers sous-payés ou travaillant dans des conditions peu sûres.


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Messages

  • L’ANOB-CI (Association Nationale des Ouvriers en Bâtiment de Côte d’Ivoire) prie les camarades ouvriers en bâtiment de bien vouloir reprendre le travail pour sauver la coupe du monde de foot-ball qui se joue pour la première fois en Afrique. Toutefois, qu’on sache que toute la classe ouvrière en bâtiment dans le monde entier reconnaît la justesse et le bien fondé de ce combat. Tôt ou tard, justice sera rendue et de là, la classe ouvrière mondiale exerçant dans le bâtiment vaincra.
    Le Président de l’ANOB-CI


Témoignages - 82e année


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