Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Famine
28 juillet 2011, par

Un pont aérien du Programme alimentaire mondial (PAM) à destination de la Somalie a été mis en place afin de sauver les 12 millions de personnes menacées par la famine en Somalie. Le premier vol devrait être suivi par d’autres dans les jours à venir, pour acheminer 14 tonnes de suppléments nutritionnels destinés à combattre la malnutrition aiguë chez les jeunes enfants.
Depuis trois semaines, 40.000 nouveaux réfugiés sont arrivés à Mogadiscio dans l’espoir de fuir la famine qui ravage le Sud et le centre de la Somalie. En un an et demi, des milliers de réfugiés de la faim sont arrivés dans la capitale somalienne en quête de nourriture, une ville dont beaucoup avaient fui les combats incessants au cours des dernières années.
Un refuge incertain
Malgré l’approvisionnement par le Programme alimentaire mondial (PAM), les stocks de vivres sont insuffisants. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué que les distributions entraînaient « de sérieuses bousculades et de pillages ». « Le résultat, c’est que de nombreuses personnes, parmi les plus faibles et les plus vulnérables se retrouvent les mains vides malgré tous les efforts des agences humanitaires et caritatives », a expliqué l’organisation. En effet, l’ONU redoute que 40% des enfants gravement atteints de malnutrition soient perdus.
« Nous essayons d’apporter de l’aide là où les personnes se trouvent, pour leur éviter d’entreprendre le difficile périple vers le Kenya et l’Éthiopie », a expliqué Melissa Fleming, porte-parole du HCR. En effet, selon le dernier rapport des Nations Unies, de nombreux Somaliens continuent leur chemin vers le Kenya et l’Éthiopie.« Les camps de Dadaab au Kenya accueillent encore environ 1.500 nouveaux réfugiés somaliens par jour tandis que plusieurs centaines affluent quotidiennement vers Dollo Ado en Éthiopie ».
Solliciter le monde à l’aide
Lundi 25 juillet, une réunion d’urgence a été convoquée par l’ONU, à Rome afin de se pencher sur le problème de la famine en Afrique. Le chef la FAO Jacques Diouf a réclamé une « aide internationale massive et urgente » pour la Corne de l’Afrique.
Ban Ki-monn a ainsi appelé le roi Abdallah d’Arabie saoudite, l’émir du Koweït, le Premier ministre du Qatar et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, en leur décrivant « la nécessité absolue de répondre à la crise humanitaire qui se détériore rapidement » dans la Corne de l’Afrique.
En Europe, la commissaire européenne à l’aide humanitaire, Kristalina Georgieva, a annoncé mercredi 27 juillet à Bruxelles que « la Commission va débloquer une aide immédiate de 27,8 millions d’euros qui s’ajoutera aux 70 millions d’euros déjà alloués et j’ai engagé un processus visant à mobiliser 60 millions supplémentaires, ce qui portera notre aide à près de 158 millions d’euros ».
Et alors que les Nations Unies appellent à l’aide internationale, les Somaliens meurent dans un silence étourdissant. En effet, les états membres de l’Union européenne sont prêts à mettre plus de 100 milliards d’euros pour aider la Grèce, mais pas un centime n’a été évoqué pour lutter contre la famine. Selon le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, il faut 1,6 milliard de dollars pour aider la Somalie, où « des enfants et des adultes meurent chaque jour à un rythme terrifiant ».
Céline Tabou
Nos peines
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