À la Conférence des P.E.I.D. à Maurice

La voix des organisations de coopération régionale

18 janvier 2005

Lors de la conférence des Petits États insulaires en développement (PEID), organisée la semaine dernière à Maurice sous l’égide de l’Organisation des Nations-unies (ONU), des organisations de coopération régionale - dont la Commission de l’océan Indien (C.O.I.) représentée par Paul Vergès - ont fait connaître leurs préoccupations propres au regard des changements dans le monde.

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Trois organisations de coopération régionale - regroupant un grand nombre de petits États insulaires - ont fait entendre leurs voix, vendredi dernier à Maurice, lors des débats de la session plénière de la conférence internationale de l’ONU consacrés à l’examen du programme d’action pour les Petits États insulaires en développement (PEID). Il s’agit des organisations suivantes : la Commission de l’océan Indien (COI), le Pacific’s island forum (PIF) et la Carribean community.
"Nous subissons de plein fouet l’impact de la mondialisation", a déclaré Paul Vergès, porte-parole de la Commission de l’océan Indien. Il a invité la communauté internationale à écouter la voix des PEID.
Greg Urwin, secrétaire général du PIF, a souhaité, de son côté, un renforcement du partenariat avec d’autres pays pour la poursuite du programme de développement des pays faisant partie de ce groupement.
De son côté, Edwin Carrington, secrétaire général de la Carribean community, a évoqué les vulnérabilités des pays des Caraïbes aux plans économique, social et environnemental.
Évoquant l’impact de la mondialisation, Paul Vergès devait déclarer que la vulnérabilité des économies des pays de l’océan Indien s’est accrue. Il a souligné la nécessité de "prendre en compte les intérêts de nos petites économies dans le processus des négociations commerciales de l’Organisation mondiale du commerce".
Avant de se demander comment Maurice pourrait, simultanément, "faire face au démantèlement de l’accord multifibre dans le textile et à la réforme du marché du sucre". Par ailleurs, s’est-il demandé, "comment ne pas s’inquiéter de la remise en cause de l’accès préférentiel du thon des Seychelles sur le marché européen ?"
Selon Paul Vergès, un des enjeux décisifs pour le développement des pays de l’océan Indien est "celui de l’accès aux nouvelles technologies". "Le fossé Nord/Sud ne doit pas produire une nouvelle inégalité. Le raccordement de Madagascar et des Comores au câble sous-marin de fibre optique SAFE est un chantier prioritaire pour éviter la marginalisation de nos îles", a-t-il ajouté.
Parlant de la diversité culturelle, Paul Vergès a déclaré que "face aux dangers mortels de l’uniformisation, nous avons la conviction de pouvoir apporter notre contribution originale à partir de nos caractéristiques propres et irréductibles". "Nos îles de l’océan Indien ont chacune fécondé des modèles de diversité culturelle qui participent à la richesse de la culture créole. Nous avons la conviction que la défense de nos identités culturelles est une condition inséparable du développement durable", ajoute-t-il.


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