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4 juin, parNos peines
Cinquantenaire de l’indépendance du pays
9 août 2010

Le président Laurent Gbagbo a déploré, samedi à l’occasion de la commémoration du cinquantenaire de la Côte d’Ivoire, la pression que font subir certaines puissances sur les pays africains pour organiser les élections même si les conditions d’un scrutin sincère ne sont pas réunies.
« Je voudrais dire à beaucoup de nos amis que sur cette question des élections, personne ne peut être plus soucieux que les Ivoiriens eux-mêmes. Il y en a qui font comme si les élections de Côte d’Ivoire les intéressent plus que nous. Je ne comprends pas. Donc, c’est nous que cela intéresse », a déclaré le président de la Côte d’Ivoire.
Le chef de l’Etat ivoirien qui s’exprimait au cours d’une la cérémonie officielle commémorant les 50 ans de l’indépendance du pays, a reconnu cependant le retard accusé dans la tenue des élections. La date des élections est fixée au 31 octobre 2010.
« Nous n’avons jamais connu de retard dans les élections. Si cette fois-ci, nous en connaissons, c’est qu’il y a quelque chose. Il faut que les gens se calment ; qu’ils nous regardent régler nos problèmes et nous sommes capables de les régler », a-t-il indiqué.
Pour Laurent Gbagbo, l’organisation des élections et la recherche de la paix sont deux choses différentes.
« J’ai dit à un ami étranger qui est venu me voir l’autre jour, ceci : "Vous, vous cherchez les élections ; alors que nous, nous cherchons la paix". Ce sont deux choses différentes. Eux, ils veulent avoir des élections. Mais, on peut avoir des élections et faire la guerre après », en citant des exemples des pays où la guerre a succédé aux élections.
« Il y a des pays qu’on a poussés à aller aux élections, et puis, après, il y a eu des morts. Ce fut le cas au Zimbabwe et au Kenya, par exemple. Tout près de nous, nos frères guinéens ont fini le premier tour de l’élection présidentielle. Mais, ils vont mettre un mois pour organiser le second tour. Tout cela, parce qu’on les a pressés (d’y aller) », a-t-il ajouté.
Toujours sur le processus électoral, le président Gbagbo a rassuré l’opinion nationale et internationale sur sa volonté et celle de tous les acteurs politiques ivoiriens, à organiser les élections en cette année.
Dans ce sens, il a salué le travail abattu au cours de ces derniers jours par le Premier ministre et le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko.
Selon le chef de l’Etat, ces deux responsables ivoiriens ont tout mis en œuvre, en accord avec les acteurs politiques et techniques, pour fixer la date des élections au 31 octobre 2010.
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