Mise en garde des scientifiques

Les écosystèmes également sinistrés

31 décembre 2004

Le raz-de-marée a provoqué des dégâts considérables sur l’environnement des pays sinistrés, avec comme facteur aggravant : l’urbanisation excessive des rivages.

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À côté du terrible drame humain, provoqué par le raz-de-marée en Asie du Sud, les écosystèmes locaux, "fragiles par nature", ont dû subir de plein fouet des "dégâts considérables". C’est ce que laisse entendre l’océanographe français Jacques Merle. La catastrophe naturelle elle-même ne les empêchera pas de se régénérer mais "cela prendra quelques années".
Frappée de plein fouet, la frange corallienne, qui est constituée de coraux auxquels s’agglutinent des algues pour vivre avec eux en symbiose. La faune pélagique (poissons et autres organismes de haute mer) a également souffert, "à en juger d’après les poissons ramenés en masse sur les plages", relève encore l’océanographe.
Autre zone sinistrée : les mangroves, forêts de palétuviers aux racines aériennes caractéristiques, qui constituent une zone tampon entre le milieu marin et terrestre. Elles jouent un rôle à la fois biologique (certains poissons s’y reproduisent, des crabes y creusent leurs terriers, des oiseaux y nichent et des prédateurs y trouvent leurs proies...), de lutte contre les érosions et de protection de la côte contre la houle, les tempêtes et les cyclones.
Selon le directeur scientifique de l’Union mondiale pour la conservation de la nature (IUCN), l’Américain Jeff McNeely, si les écosystèmes côtiers n’avaient pas été largement "sacrifiés" au tourisme et à l’urbanisation, ils auraient diminué les dégâts en atténuant la force des vagues.


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