Construction d’un grand barrage

Mozambique : Anticiper sur la pénurie d’eau à Maputo

30 juillet 2004

Les autorités mozambicaines envisagent de construire un barrage alternatif évalué à 300 millions de dollars américains pour prévenir la pénurie d’eau prévue dans deux ans dans la capitale du pays, Maputo.
D’après l’Administration régionale de Aguas do Sul de Moçambique (ARA-Sul), le barrage sera construit sur le fleuve Incomati, dans la province de Maputo.
L’actuel rythme de croissance urbain et l’expansion qui en découle du réseau d’approvisionnement en eau à Maputo, ont amené les autorités gestionnaires des eaux à se prévenir contre le manque du liquide précieux qui menace d’aggraver la situation. Dans ce cadre, il a été réalisé et conclu une étude de viabilité pour la construction d’un nouveau barrage sur l’Incomati. Il ne reste plus que le financement pour débuter les travaux. L’étude a conclu que le fleuve Umbeluzi, à partir duquel a été créée une retenue d’eau dans la localité de Pequenos Libombos, n’arrivera pas à approvisionner les villes de Maputo et la banlieue de Matola d’ici deux ans.
La capitale du pays a environ un peu plus d’un million d’habitants et la ville industrielle de Matola plus de 400.000 habitants. La lagune de Pequenos Libombos a une capacité moyenne de rétention de 300 millions mètres cubes d’eau. Issufo Chitumia, directeur de l’ARA-SUL, a déclaré qu’après l’analyse des fleuves Maputo et Incomati, on a conclu que le premier ne réunit pas les conditions topographiques pour l’installation d’un barrage, contrairement au second, dans la région, entre les districts de Moamba et de Ressano Garcia.
Avec la construction du barrage, la ville de Maputo pourrait voir son problème d’approvisionnement en eau résolu. De même qu’une telle infrastructure créerait des conditions pour la régularisation du cours de l’Incomati, a-t-il indiqué. D’autre part, a-t-il ajouté, cela minimiserait l’effet des inondations dont souffrent régulièrement les villes comme Magude et Xinavane, au Nord de la province de Maputo. D’après l’expert mozambicain, la construction d’un barrage permettra aussi, de retenir l’eau dont la pénurie se fait sentir en période de sécheresse. "C’est un problème dont la solution doit être recherchée à partir d’aujourd’hui, parce que la construction d’un barrage ne dure pas moins de cinq ans", a-t-il conclu.


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Témoignages - 82e année


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