Myriam Makeba chante toujours contre l’apartheid

9 juin 2004

La chanteuse rebelle légendaire Myriam Makeba, l’une des divas de la musique africaine, a indiqué que les Sud-africains sont heureux que l’apartheid soit fini, en déplorant cependant, qu’"il n’a pas complètement disparu". Celle qui fut l’un des symboles de la lutte anti-apartheid et dont les chansons ont fait rêver toutes les personnes éprises de paix et de liberté, a fait savoir que ses chansons de l’époque de la ségrégation raciale "sont, malheureusement, toujours d’actualité" en dépit de la fin de ce régime, dans un entretien publié lundi par le quotidien “Aujourd’hui Le Maroc”, en marge de sa participation au festival des musiques sacrées du monde de la ville marocaine de Fès (200 km à l’est de Rabat).
"Je continuerai à chanter ce répertoire jusqu’à ce que les choses changent vraiment", a dit la cantatrice sud-africaine, du haut de ses 72 ans, en brossant un "tableau sombre" de la situation dans son pays, donnant le sentiment qu’il n’y a pas eu "vraiment un changement". Selon elle, l’Afrique du Sud est encore "une petite et très jeune démocratie" et "on ne peut pas changer les mentalités et les cœurs des gens en seulement dix ans". "Cela prendra du temps", a-t-elle estimé. Revenant sur l’époque de la ségrégation raciale en Afrique du sud, Miriam Makeba a considéré qu’"on doit pardonner les horreurs et leurs auteurs" afin d’éviter "d’agir dans un cercle vicieux, aussi dangereux qu’ininterrompu".


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Messages

  • pour avoir connu l’Afrique du Sud en 1972 au titre de simple visiteur de la marine nationale francaise en escale, j’ai trouvé un pays dissonnant par rapport à ma culture occidentale. je suis revenu pour des raisons professionnelles à Captown en 1981, j’ai là touché de près l’apartheid, puisqu’a la suite d’une soirée terminée dans une discothèque, j’ai voulu amener ma conquète d’un soir dans mon hotel. scandale à l’entrée de l’établissement, ma parternaire de la soirée était colored !!!!! après quelques echanges bien exprimés, je suis parti en compagnie de ma compagne d’un soir dans son quartier que je ne connaissais pas, et dont je ne connais toujours pas le nom aujourd’hui. j’ai été admirablement reçu, jamais menacé bien que ivre, et le lendemain matin je suis retourné à mon hotel de blancs pour y rencontrer toutes les autorités qui se faisaient un sang d’encre à mon égard.
    ceci pour vous dire que quelques soit l’endroit où l(on se trouve, il est inconcevable de tenir compte de la couleur de la peau pour définir qui est bon et qui est mauvais.
    le mal n’existe que dans nos esprits conditionnés.
    je compatis un peu tard certes, au malheur du peuple SUd Africain quelques soit sa couleur et souhaite de tout mon coeur que la paix puisse venir dans le coeur des gens de ce pays, y compris dans le coeuer de ceux et celles qui ont eu à souffrir de cette loi inqualifiable.
    avec tout mon amour
    michel


Témoignages - 82e année


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