Partenariat avec l’Europe pour la modernisation des chemins de fer et d’un port

8 juin 2009

La Banque européenne d’investissement (BEI) a décidé d’accorder un prêt de 65 millions d’euros au Mozambique pour le financement des travaux de réhabilitation du corridor de Beira qui comprend la ligne de chemin de fer de Sena et le chenal d’accès du port de Beira, a-t-on appris de source officielle.

Dans un communiqué remis mercredi à la presse à Bruxelles, la BEI indique que la rénovation du corridor de Beira permettra de rétablir des liaisons efficaces avec les autres pays d’Afrique australe et faciliter les échanges commerciaux internationaux.
Le communiqué souligne que l’amélioration du réseau de transport du Mozambique, par mer, vers les ports internationaux et, par chemin de fer, vers les pays enclavés de la région, va permettre de relancer la croissance économique du Mozambique et régionale, et contribuera de manière générale à la réduction de la pauvreté.
Le prêt sera réparti en deux enveloppes dont l’une de 42 millions d’euros qui seront consacrés à la réhabilitation des 680 km du chemin de fer de Sena reliant Beira à la ville minière de Moatize et à la frontière du Malawi.
La seconde enveloppe de 23 millions d’euros est destinée aux travaux de remise en état du chenal du port de Beira qui sert de point d’accès international pour le Mozambique, mais aussi pour les pays enclavés de la région : Zimbabwe, Malawi et Zambie, ainsi que le Sud de la RD Congo.
Les produits miniers extraits du Katanga (RDC) sont exportés par le port de Dar-es-Salaam, en Tanzanie (en ayant emprunté le chemin de fer de la Tazara, aboutissant en Zambie), le port de Durban en Afrique du Sud, après avoir traversé le Zimbabwe, pays relié au Mozambique par chemin de fer jusqu’au port de Beira.
Les crédits octroyés au Mozambique permettront de financer les travaux de réhabilitation des bâtiments d’exploitation ainsi que les systèmes de radio télécommunication. Au terme des travaux, les convois ferroviaires pourront circuler sur cette ligne avec une vitesse de 60 km par heure, précise le communiqué de la BEI.
Outre la BEI, la Banque mondiale (BM) participera au financement du projet, de même que le Fonds fiduciaire UE-Afrique, un instrument créé en 2007 par l’UE pour le financement des investissements dans les projets d’infrastructures ayant des retombées transfrontalières et régionales en Afrique subsaharienne.


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus