La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Raz-de-marée dans l’océan Indien
28 décembre 2004

Contrairement aux pays riches, les riverains de l’océan Indien ne bénéficient pas d’un système d’alerte et de protection des populations. Philippe Berne, , vice-président du Conseil régional, affirmait hier la nécessité de mettre en place un réseau d’information à l’échelle de l’océan Indien.
(Page 8)
En tant qu’élu régional chargé de l’aménagement, vous connaissez bien la problématique de la prévention des risques majeurs. Que faire devant une tragédie de l’ampleur de celle qui frappe l’Asie du Sud-Est ?
- Philippe Berne Pour le moment, on ne peut pas prévoir les séismes. On sait comment cela survient - par la dérive des continents. On sait où - c’est la tectonique des plaques. Nous ne sommes pas ici dans une zone concernée par les séismes. Par contre, nous pouvons l’être par les ondes de choc, dans un cas de raz-de-marée dû à un séisme survenu en mer.
En revanche, on peut prévenir les raz-de-marée...
- Dans le Pacifique il y a eu beaucoup de séismes : en Alaska, dans la faille de San Andréa (Californie). Ils ont un système qui fonctionne comme un plan ORSEC, basé à Hawaï et sur toute la ceinture de feu environnante : Japon, Alaska, la cordillère des Andes, jusqu’au Chili. Ce système sert à prévoir à quel moment vont arriver les tsunami. Encore faut-il pouvoir procéder sans affoler tout le monde. On a développé les moyens de déplacer les populations, dans certains endroits.
Mais dans l’océan Indien, les gens n’ont pas été prévenus !
- C’est tout le problème des pays en voie de développement. Il faudrait mettre en place - et c’est très coûteux - les mêmes dispositifs que pour la ceinture du Pacifique.
Dans le même domaine figure le risque des houles cycloniques ou des houles australes - qui sont des houles de surface, dues aux vents et qu’on peut suivre par satellites. Mais elles ne se déplacent pas à 800 km/h. Ce sont les avis de “houle météo” qui nous en tiennent informés.
Pour en revenir à la prévention, c’est tout de même incroyable qu’à l’heure des NTIC, on ne puisse pas mettre en œuvre des moyens d’information plus pointus...
- Même si la catastrophe actuelle n’a aucun rapport avec le réchauffement climatique, la poussée démographique dans le monde a fait qu’une population très importante vit sur le littoral. C’est vrai qu’il faut rechercher comment anticiper sur ces phénomènes. Mais il est vrai aussi qu’ils sont de fréquence rare, et qu’ils ne peuvent pas non plus donner lieu à des installations d’un coût monstrueux.
On sait par exemple que l’Institut de géophysique américain a disposé assez tôt d’informations sur le phénomène, mais que les scientifiques américains n’auraient pas su à qui les transmettre...
- Ce n’est pas étonnant, parce qu’il n’existe pas dans l’océan Indien le réseau nécessaire. Il faudrait entrer dans une problématique de réseau international et de coopération de type positif, pour les populations... Je veux dire plus positive que les histoires de mondialisation du commerce...
Que pourrait-on faire pour améliorer la prévention dans notre zone ?
- Encore une fois, il faut dire que nous ne sommes pas dans une zone de séismes. Les phénomènes survenus sur nos côtes sont rares. Il faut remonter à l’éruption du Krakatoa, en 1883, pour trouver la trace d’un raz-de-marée à La Réunion. Mais il pourrait y avoir comme à Hawaï (qui n’est pas non plus dans une zone de séismes) des vagues géantes, dues non pas à des séismes mais à un effondrement d’une partie du volcan qui provoquerait des “remous” tout autour. (voir l’entretien avec P. Bachèlery)
Propos recueillis par Pascale David
500.000 euros de dégâts à La Réunion
Le conseil municipal de Sainte-Marie a voté une motion, déclarant zone sinistrée le port de la commune. Des travaux de dragage devraient démarrer aujourd’hui.
Les raz-de-marée survenus dimanche ont provoqué plus de 23.000 morts en Asie du Sud-Est (lire page suivante). L’onde de choc du séisme a causé des dégâts dans les ports de l’Ouest et du Nord de La Réunion (lire page précédente).
Selon un premier bilan effectué par la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion (CCIR) ce lundi 27 décembre, les dégâts s’élèvent à 500.000 euros. La Préfecture a engagé une procédure de catastrophe naturelle. L’onde de choc émise par la secousse tellurique qui a eu lieu à Sumatra, à plus de 7.000 kilomètres de nos côtes, a coulé ou endommagé de nombreuses embarcations.
Le petit port de Sainte-Marie est entièrement ensablé et donc impraticable. Des travaux de dragage devraient démarrer ce mardi 28 décembre. Une grue a été acheminée à Sainte-Marie pour récupérer les épaves des bateaux, certains étant toujours amarrés aux pontons sous l’eau.
La Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion espère que dans une semaine, le port de Sainte-Marie sera opérationnel pour les marins-pêcheurs et celui de Saint-Gilles pour les plaisanciers.
Rodrigues : des millions de roupies de dégâts
Par ailleurs, les propriétaires des embarcations ont été invités à établir une déclaration de sinistre auprès des mairies de Sainte-Marie et de Saint-Paul. Une cinquantaine de demandes d’indemnisation ont déjà été enregistrées. Dans l’après-midi de lundi, le conseil municipal de Sainte-Marie s’est réuni pour voter une motion déclarant zone sinistrée le port de la commune.
Un collectif regroupant des propriétaires des bateaux de plaisance et pêche a également été créé avec le but d’accélérer les procédures d’indemnisation et de dépêcher un expert pour dresser un bilan des dégâts matériels.
À Saint-Pierre en revanche, les dégâts sont minimes. Au port de La Pointe des Galets, le travail avait repris normalement. L’arrêté préfectoral interdisant les baignades sur l’ensemble des plages a été levé en milieu d’après-midi pour le plus grand plaisir des baigneurs.
À Rodrigues, où la capitale, Port Mathurin, les villages avoisinants ainsi que l’Ile aux Cocos et l’Ile aux Sables ont été inondés, les dégâts sont estimés à plusieurs millions de roupies. Une réunion d’urgence s’est tenue lundi dans la capitale rodriguaise sous la présidence de Serge Clair, chef commissaire de Rodrigues. Ce dernier estime qu’il faudrait un plan de réaménagement pour Port-Mathurin et les régions avoisinantes.
Les océanographes prévoient à Maurice comme à Rodrigues des dégradations écologiques importantes, notamment au niveau des plages.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
In kozman pou la rout
36 % de personnes âgées à La Réunion en 2050
Contraste avec La Réunion base de l’OTAN en l’Afrique australe
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture