Phumzile Mlambo-Ngcuka, première femme sud-africaine à accéder à la vice-présidence

4 juillet 2005

Phumzile Mlambo-Ngcuka, ancien ministre sud-africain de l’Énergie et des Mines, a été nommée, mercredi dernier, vice-présidente de la République sud-africaine en remplacement de Jacob Zuma.

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Phumzile Mlambo-Ngcuka. C’est un nom qu’il faudra impérativement retenir car c’est celui de la première femme vice-présidente de la République sud-africaine. Nommée mercredi dernier, elle remplace Jacob Zuma limogé à la suite de la condamnation à 15 ans de prison de son conseiller financier Shabir Shaik. Jacob Zuma sera lui-même entendu, devant les tribunaux, dans quelques jours pour le même délit. L’ancienne ministre de l’Énergie et des Mines est devenue, en quelques années, un personnage clé de l’African national congress (ANC) et de la vie politique sud-africaine.
Sa détermination et son sens de l’innovation ont peut-être aidé Thabo Mbeki, le président sud-africain, à prendre sa décision. Pour certains sud-africains, la nomination de Phumzile Mlambo-Ngcuka confirme qu’il est possible qu’une femme dirige un jour l’Afrique du Sud.

De l’enseignement à la vice-présidence

Née le 3 novembre 1955, la jeune Zulu Phumzile Mlambo devient enseignante en 1980. Sa carrière politique ne démarre véritablement qu’en 1994 où, à la faveur des premières élections libres en Afrique du Sud, elle devient députée. Elle sera nommée, deux ans plus tard, vice-ministre du Commerce et de l’Industrie. Un poste qu’elle conservera jusqu’à ce qu’elle se voit confier le secteur minier en 1999, vital pour l’économie sud-africaine.
Son passage à ce ministère n’est pas passé inaperçu. C’est à elle que l’on doit notamment une motion invitant son pays à recourir à des sources d’énergies plus abordables et plus économiques comme les énergies renouvelables dont elle recommande l’utilisation.
En dépit des critiques, sa nomination reste une véritable victoire pour les femmes sud-africaines et l’occasion pour Thabo Mbeki de démontrer la cohérence de son discours, lui qui a fait de la promotion de la femme l’un de ses chevaux de bataille. Son gouvernement compte déjà 22 femmes sur 50 membres.


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