Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Dans le dernier numéro du Bulletin de l’OMS
4 septembre 2012

Les systèmes d’assurance maladie détiennent un potentiel inexploité pour parvenir à une couverture universelle des services de santé, selon une étude dans certains pays d’Asie et d’Afrique publiée ce mois-ci dans le Bulletin de l’Organisation mondiale de la Santé.
Selon l’étude parue dans le dernier numéro du Bulletin de l’Organisation mondiale de la Santé, les systèmes d’assurance maladie communautaires et sociaux dans ces pays développent la protection financière des participants en réduisant l’obligation de payer les services de santé au moment où ils sont dispensés. Ils contribuent aussi à améliorer la santé, car les bénéficiaires des programmes d’assurance maladie ont plus tendance que ceux qui n’en font pas partie à utiliser les services de santé, qu’il s’agisse d’hospitalisation ou de soins ambulatoires. De nos jours, cependant, de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire ne tirent pas au maximum parti de ce type de systèmes.
193 États engagés
La couverture universelle des soins de santé signifie que toutes les personnes peuvent utiliser les services de santé dont ils ont besoin tout en étant protégés des difficultés financières qui vont souvent de pair avec les paiements pour ces services. En 2011, les 193 États membres de l’OMS se sont engagés à réformer les systèmes de financement de la santé pour atteindre la couverture universelle, mais les progrès restent parcellaires.
« De nombreux pays ont toujours des incertitudes quant aux modalités de financement de la couverture universelle, explique l’un des auteurs, le Dr Ernst Spaan du Radboud University Nijmegen Medical Center aux Pays-Bas, ajoutant que les résultats de l’étude donnent à penser que les systèmes de prépaiement, comme l’assurance maladie, sont une des solutions à ce problème ». « Notre étude a constaté que certains systèmes d’assurance maladie, notamment au niveau communautaire ou social, détiennent un potentiel inexploité dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ».
La solidarité nationale au bénéfice des plus pauvres
« En plus d’assurer la protection financière de ceux qui tombent malades, nos observations confirment l’opinion de l’OMS selon laquelle des mécanismes de prépaiement des soins de santé, comme l’assurance maladie, sont une voie essentielle pour atteindre la couverture universelle », explique le Dr Spaan, en évoquant les dépenses à la charge des patients qui acculent chaque année des millions de personnes à la pauvreté.
L’étude a examiné les données en provenance de pays d’Afrique (principalement le Ghana, le Kenya, l’Ouganda, la République démocratique du Congo, la République-Unie de Tanzanie, le Rwanda et le Sénégal) et d’Asie (principalement la Chine, l’Inde, les Philippines, la Thaïlande et le Viet Nam).
Joe Kutzin, expert de l’OMS pour le financement de la santé, convient que les systèmes d’assurance maladie peuvent favoriser les progrès vers la couverture universelle des soins de santé, « tant que l’on fait soigneusement attention à certaines caractéristiques, comme d’y inclure des subventions gouvernementales pour les pauvres, faute de quoi ces systèmes peuvent en fait nuire à la progression vers ce but ». L’OMS collabore avec les États membres pour les soutenir dans leurs efforts visant à atteindre la couverture universelle.
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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