Les premiers résultats placent l’ANC et ses alliés en tête des élections

Près de deux Sud Africains sur trois ont voté pour l’alliance des forces de progrès

16 avril 2004

Le Congrès national africain (ANC) au pouvoir en Afrique du Sud semble sur le point de remporter au moins deux tiers des élections, dans le cadre des troisièmes élections démocratiques de l’Histoire de ce pays qui se sont tenus mercredi. Suite à la la publication des résultats d’un quart des résultats, l’ANC a recueilli 65,81%, se rapprochant des 66,35% obtenus lors des élections de 1999. Mais l’Alliance démocratique (DA) semble consolider sa position avec 17,51% des suffrages. L’Inkatha Freedom Party est troisième avec 4,22% des voix. Le New National Party obtient 2,34% tandis que le parti des "Independent Democrats" récemment formé, glane 2,32% des voix. On retrouve loin derrière, l’African Christian Democratic Party (1,98%), le Freedom Front Plus (1,64%), le United Democratic Movement (1,71%) et le Pan Africanist Congress (0,7%).
Le décompte des voix se poursuivait hier, dans l’ensemble des provinces et les résultats définitifs étaient attendus dans la soirée.
Par ailleurs, les allégations de violence politique et de truquage des élections continuaient dans la province du KwaZulu-Natal âprement disputée.
Bien que le scrutin aient lieu 10 ans après la fin de l’apartheid, certains n’hésitent pas à faire pression sur des travailleurs pour les empêcher d’exercer leur droit. Ainsi, l’ANC a exprimé "son inquiétude face à la conduite inconvenante" de certains employeurs qui auraient menacés de renvoyer plus de 100 ouvriers agricoles s’ils participaient aux élections générales de ce mercredi. L’ANC a indiqué avoir demandé à la police d’aider les ouvriers agricoles concernés des régions de Komatipoort et Malelane, et avoir saisi la Commission électorale indépendante et le ministère du Travail pour qu’ils trouvent une solution à ce problème.
Un communiqué de l’ANC a cité certains de ses agents qui auraient signalé que des ouvriers agricoles n’avaient pu se rendre aux urnes en raison de menaces qu’ils auraient reçu de la part de leurs employeurs, ce qui fait que plusieurs d’entre eux qui sont des soutiens de familles ont dû renoncer à exercer leur droit de vote. "Des violations aussi flagrantes des droits des travailleurs ne devraient pas être tolérés et n’ont pas de place dans notre démocratie", a souligné l’ANC.


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