Une ville rend hommage à ses ancêtres

Procession solennelle au Cap pour honorer des dépouilles d’esclaves

24 avril 2004

Des squelettes retrouvés en Afrique du Sud il y a un an et qui seraient, selon toute vraisemblance, ceux d’esclaves du 17ème siècle ont traversé jeudi la ville du Cap dans le cadre d’une procession solennelle. Ces restes ont été découverts sur un site de construction de la ville en mai 2003, et l’Agence du patrimoine sud-africain avait ordonné l’arrêt des travaux de creusement afin de s’assurer qu’ils reçoivent une sépulture décente.
La découverte de cette fosse contenant environ 700 squelettes a mis au jour une partie douloureuse de l’Histoire de la ville, et plusieurs groupes d’intérêt discutent toujours pour savoir que faire de ces ossements. Les restes ont été entreposés dans un bâtiment proche du site où ils ont été retrouvés, mais il a été décidé de les transférer à la morgue d’un hôpital municipal jusqu’à ce qu’on leur trouve une sépulture finale.
C’est le maire du Cap, Nomainia Mfeketo, qui a conduit la procession : "Ces restes sont ceux des ancêtres des citoyens de la ville du Cap, des gens qui ont contribué à créer cette grande ville. Ils méritent d’être traités avec dignité et respect. Le déplacement de ces restes de lieux inappropriés est une étape dans le processus consistant à leur redonner la dignité qu’ils méritent". L’esclavage, qui a été imposé au Cap à la suite de l’arrivée des premiers colons hollandais en 1652, n’a été aboli qu’au 19ème siècle.


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Témoignages - 82e année


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