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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Vers la fin de la guerre civile ?
12 janvier 2013

Les protagonistes de la crise centrafricaine ont signé vendredi à Libreville, au Gabon, un accord de sortie de crise qui prévoit un cessez-le-feu, le maintien du président François Bozizé au pouvoir et la formation d’un gouvernement de transition d’union nationale, a annoncé la radio nationale du Congo.
Selon cet accord, des élections législatives seront organisées au terme d’une période de transition de 12 mois, un Premier ministre issu de l’opposition démocratique sera nommé.
Il prévoit également le retrait de toutes les forces militaires étrangères de Centrafrique à l’exception des Forces africaines d’interposition (FOMAC).
Le chef de l’État tchadien, Idriss Deby président en exercice de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), organisatrice des pourparlers, a déclaré qu’il avait demandé à la coalition rebelle Séléka de rentrer "dès aujourd’hui pour mettre en place dès demain un gouvernement de transition" avec le président Bozizé.
Selon l’accord, le président Bozizé restera en place jusqu’à la fin de son mandat, en 2016, mais ne pourra pas révoquer le nouveau Premier ministre pendant la période de transition.
Gouvernement d’union nationale
"Le Premier ministre et les autres membres du gouvernement ne peuvent pas être candidats à la prochaine élection présidentielle", précise l’accord.
La coalition rebelle Séléka a obtenu la libération des personnes arrêtées en relation avec la crise et s’est engagée à se retirer des villes occupées et à abandonner la lutte armée.
Le 10 décembre 2012, la coalition Séléka avait pris les armes, reprochant au pouvoir le non-respect de divers accords de paix signés entre le gouvernement et la rébellion, notamment l’accord de paix global de Libreville de 2008 qui prévoyait un programme de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) des anciens rebelles.
Selon les termes de l’accord, le gouvernement d’union nationale sera chargé, entre autres, de poursuivre le processus DDR.
Succès pour la CEEAC
Cet accord a été rendu possible grâce à l’implication des chefs d’État de la CEEAC qui se sont réunis jeudi et vendredi à Libreville en sommet extraordinaire sur la crise en Centrafrique.
Cinq chefs d’État ont participé à cette rencontre, à savoir le Congolais Denis Sassou Nguesso, le médiateur dans ce conflit, le Gabonais Ali Bongo Ondimba, le Tchadien Idris Déby, l’Equato-Guinéen Théodoro Obiang Nguema, et le Centrafricain François Bozizé.
Les autres pays membres de la CEEAC ont été représentés par des ministres.
La CEEAC regroupe l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la République démocratique du Congo (RDC), le Gabon, Sao Tomé et Principe et le Tchad.
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