Solidarité aux victimes du Tsunami

Un chant d’espoir pour la reconstruction

14 mars 2005

Le single s’appelle “La mer et la terre - Tsunami”. Il est l’œuvre de Frédéric Joron et de José Payet. L’association Mascareignas et le Secours populaire ont uni leur énergie avec celle de nombreux chanteurs et musiciens connus ou inconnus pour créer un chant d’espoir pour la reconstruction.

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"J’ai vécu cela de manière très émouvante. Le but de ce single c’est de laisser une trace, une empreinte pour montrer à l’extérieur que nous pensons aux victimes du tsunami et que nous sommes également avec eux dans la phase de reconstruction", affirme Frédéric Joron, compositeur de “La mer et la terre - Tsunami”. Ce texte de José Payet, jamais à cours de quelques mots justes jetés sur un papier, est un texte où est exprimée la souffrance des victimes, mais qui se termine sur quelques mots d’espoir. Car c’est bien un message d’espoir, de reconstruction qu’ont voulu lancer tous ceux qui se sont investis dans cette opération de solidarité portée par le Secours catholique.
L’idée est de l’association Mascareignas qui ajoute à la culture la solidarité. Et plus précisément de son président, Jocelyn Gauvin. Autour sont venus se greffer l’association Management d’artistes de l’océan Indien, l’association Éventail qui a pour objectif de favoriser l’accès aux activités culturelles, artistiques et musicales, les chorales “Chœur de café” et Couleur Métys et de nombreux chanteurs et musiciens : Joël Vigne, Fred Espel, Thierry About, Chantale et Alain du groupe Manyan, Corneille, Dimitile, Kormoran, etc.
L’expression de cette solidarité a conduit à l’édition - grâce au studio Oasis de la Rivière Saint-Louis - d’un single vendu cinq euros et d’une vidéo musique présentée vendredi soir à la Rivière Saint-Louis. Il comprend une version chanteurs et musiciens et une autre “Chœurs chorale gospel du Sud”.
Une action qui va dépasser les rivages de l’île. Charles Saint-Omer, coordonnateur du Secours catholique, parti ce week-end pour une session de cadres du mouvement, entend bien présenter le single et sensibiliser les responsables des départements “Asie” et “Produits” pour arriver à une large diffusion de “La mer et la terre - Tsunami”.
C’est que l’effort doit se poursuivre pour la reconstruction. François Munier, président du Secours catholique, parle, pour les victimes du tsunami, de quelque 220 millions d’euros sur dix ans. Et les Réunionnais entendent bien participer à cet effort de construction. D’autant qu’ils savent - toutes proportions gardées - combien cette solidarité est nécessaire en cas de catastrophe naturelle. Selon le président, après le passage du cyclone Dina, le Secours catholique a participé à la reconstruction de 250 cases pour un montant de 350.000 euros.
L’opération pour les victimes du tsunami est intéressante et montre, comme l’a souligné Tony Terrentroy de Mascareignas, que les Réunionnais, et notamment les artistes, "ont beaucoup à donner".

L. M.


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Témoignages - 82e année


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