Kansa la fain sar aboli La Rényon ?
5 zwin, sanmMézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
21 septembre 2012, par

Depuis quarante ans, la Chine et le Japon se disputent les îles Diaoyu (en chinois) ou Senkaku (en japonais), depuis la restitution des îlots au Japon par les États-Unis, en 1972. Ces îles dont l’enjeu reste limité sont la représentation des tensions persistantes entre les deux frères ennemis depuis plus d’un siècle.
Les alentours des îles regorgent de poissons et pourraient être une importante source d’hydrocarbure. Toutefois, selon les observateurs il ne s’agit pas d’un conflit économique, ni territorial, mais d’un conflit d’État à État sur la base d’un passé douloureux. Du côté Chinois, de nombreuses années de guerre au 20e siècle avec le Japon auront marqué le pays, tandis que du côté Japonais, la concurrence de la Chine et sa montée en puissance fait passer le Japon à la seconde place.
Une montée des tensions
Le conflit a éclaté en 2010, lorsqu’un chalutier chinois entre en collision avec des garde-côtes japonais. Cet accident a remis en cause le consensus entre les deux pays, qui est de ne pas créer de zone économique exclusive autour des Îles. Deux ans plus tard, la décision du gouverneur de Tokyo, le nationaliste Shintaro Ishihara, relance la polémique. En effet, le gouvernement a lancé une campagne d’affichage destinée à lever des fonds pour racheter les îles Senkaku – Diaoyu. Cette décision a provoqué une vive montée de protestations nationalistes en Chine, une première depuis la normalisation des relations entre les deux pays, dans les années 1970.
Depuis le 15 septembre, ce litige a déclenché des rassemblements anti-japonais dans plusieurs villes de Chine. Le Premier ministre japonais Toshihiro Noda avait alors averti sur la chaîne Fuji TV, que la Chine devait « être totalement mobilisée pour empêcher tout acte malveillant contre les ressortissants et les entreprises japonais ». Cependant, des manifestants s’en sont pris à des voitures japonaises, ont jeté des œufs et des pierres sur la façade de l’ambassade, et pénétré dans plusieurs usines dirigées par des Japonais dans certaines grandes villes. Face aux violences, le gouvernement chinois a dépêché des centaines de militaires pour épauler la police chinoise qui est intervenue à coups de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser des milliers de mécontents installés sur une grande avenue de Shenzhen, près de Hong Kong.
A Shanghai, environ 1.500 personnes munies de drapeaux chinois et de portraits de Mao ont marché jusqu’au consulat du Japon, avant d’être stoppées par la police. Malgré l’importante présence militaire et policière, une centaine de personnes s’est regroupée devant l’ambassade du Japon à Pékin. Afin de contenir la protestation et les violences, la police a demandé à la foule de respecter la loi et de rester « rationnelle », ont indiqué les agences de presse.
Des risques de guerre
Depuis samedi, les manifestants protestent massivement dans les rues de Pékin et dans tout le pays, contre la décision du gouvernement japonais d’acheter les îles Diaoyu (en chinois) ou Senkaku (en japonais). Cette situation inquiète la communauté internationale, notamment les États-Unis, en lien avec la Chine et très présent au Japon. Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta, a déclaré à la presse que le conflit entre la Chine et plusieurs pays de la région, pourraient déclencher une guerre si les gouvernements concernés continuent « leurs provocations ».
Des conséquences économiques
En réponse aux protestations, le gouvernement japonais a « pressé la Chine d’assurer la sécurité des Japonais », a déclaré le porte-parole du gouvernement japonais, Osamu Fujimura, selon l’Agence France Presse. Ce dernier a également évoqué le rôle des entreprises japonaises dans l’économie et l’emploi chinois. De leurs côtés, les autorités chinoises ont menacé de représailles commerciales le Japon, le lundi 17 septembre. « L’économie du Japon n’est pas immunisée contre des mesures économiques chinoises », a affirmé le “Quotidien du Peuple”, lundi 17 septembre. « Le Japon serait-il prêt à nouveau de perdre 10 ans, voire même de reculer de 20 ans ? », a ajouté le quotidien. Pékin mise sur une guerre économique plutôt qu’un affrontement armé, car la Chine est le premier partenaire commercial du Japon, qui représente le troisième partenaire de la Chine après l’Union européenne et les États-Unis. Leurs échanges commerciaux entre la seconde et la troisième puissance économique mondiale ont représenté en 2011 quelque 343 milliards de dollars, d’après l’AFP.
Les marques japonaises, comme Honda ou Toyota, ont été bannies des spots publicitaires de la télévision nationale chinoise, par le gouvernement, qui devrait lancer une série de mesures destinées à menacer encore plus les relations commerciales. Mais cette tactique pourrait avoir des conséquences sur l’économie chinoise, car Toyota, actuel n°1 mondial du secteur automobile, a stoppé une partie de ses neuf usines, dont trois d’assemblage, qui emploient plus de 31.000 personnes et montent quelque 800.000 véhicules par an. Ce conflit risque d’avoir des conséquences sur les deux pays dont les échanges commerciaux restent primordiaux.
Céline Tabou
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