La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Événement
Retour sans encombre du premier astronaute chinois
17 octobre 2003

Après avoir fait 14 fois le tour de la Terre et parcouru 600.000 kilomètres en 21 heures, le module du vaisseau Shenzhou V a atterri hier matin sans incident dans la Région autonome de Mongolie intérieure de Chine. Le lieutenant-colonel Yang Liwei, le premier astronaute chinois, est sorti lui-même du module, en bonne santé. Cette réussite signifie que la Chine est le troisième pays au monde à être capable d’envoyer des humains dans l’espace, au même titre que la Russie et les États-Unis.
Yang Liwei a ensuite embarqué pour Beijing. « Le vaisseau a bien fonctionné. Je me sens bien et je suis fier de ma patrie », a-t-il dit avant de monter dans l’avion.
En 1992, la Chine a commencé son programme de vol spatial habité, à la suite du lancement réussi d’un satellite. Les vaisseaux de la série Shenzhou ont réussi à entrer dans l’espace 4 fois entre 1999 et 2002. L’atterrissage réussi de Yang Liwei marque l’accomplissement de la première étape faite par la Chine en appliquant son plan de l’exploration spatiale. Et d’autres étapes la suivront : marche spatiale, accostage des vaisseaux et établissement d’un laboratoire spatial.
Les objectifs à court terme
« Avec la réussite du vol spatial habité, la Chine a réalisé le premier objectif de son programme aérospatial stratégique », a dit M. Zhang Qingwei, commandant en chef adjoint du lancement du vaisseau spatial habité chinois.
Ce plan comporte trois volets, a-t-il ajouté. À la seconde étape du projet, les ingénieurs de vol chinois se mettront à la recherche sur l’envoi d’un laboratoire dans l’espace, la jonction des vaisseaux et la marche à pied du taikonaute dans l’espace cosmique, a-t-il expliqué.
M. Zhang a fait remarquer que le vaisseau spatial lancé peut contenir trois personnes en principe. Il est composé de trois cabines : orbitale, récupérable et propulseur. L’astronaute vit et travaille dans l’orbiteur lorsque le vaisseau est en vol, a-t-il expliqué. Une fois la mission accomplie, il le quitte et entre dans la capsule récupérable avant l’atterrissage de cette dernière, dont la taille et le poids sont moins importants que ceux de la cabine orbitale pour assurer la sécurité de sa récupération.
L’orbiteur est laissé dans l’espace pour plusieurs mois, en poursuivant sa mission d’exploration scientifique et d’expérience technique, et peut servir d’un astronef de jonction avec un vaisseau suivant, a-t-il dit.
Cet ingénieur a indiqué que la fusée porteuse Longue Marche de type II F a atteint le niveau avancé international par sa sûreté, sa sécurité et son efficacité. C’est la 71ème fusée Longue Marche que la Chine a lancée, continuant une série de 29 succès consécutifs entamée en octobre 1996. Le taux de réussite a atteint 91%. M. Zhang a noté que le vaisseau lancé est doté d’un système de sauvetage, qui permet à l’astronaute de se sauver en cas d’explosion de la fusée. « J’espère que les Chinois ordinaires pourront aussi faire un voyage spatial par notre propre véhicule spatial », a pour sa part déclaré Qi Faren ingénieur en chef du système des vaisseaux spatiaux.
| Explorer la Lune dans 3 ans |
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| Un satellite chinois d’exploration lunaire serait lancé d’ici 3 ans, si tout va bien, a révélé dans une interview récente un responsable du programme national.
Ouyany Ziyuan, académicien et ingénieur en chef du projet d’exploration lunaire, a affirmé que la puissance de la fusée chinoise actuellement en service permet de porter un engin sur la Lune. Pour le satellite et le détecteur, a-t-il dit, cela ne pose aucun problème non plus. Mais l’assemblage de ces éléments prendrait trois ans au plus vite, a-t-il expliqué. La Chine envisage, a-t-il expliqué, de réaliser quatre objectifs dans son projet d’exploration lunaire : Primo, obtenir une image tridimensionnelle de la surface lunaire ; secundo, analyser 14 éléments de la lune et étudier la réserve et la disposition de ces ressources ; tertio, explorer le sol de la surface lunaire, susceptible de contenir l’hélium 3, une matière capable de contrôler la fusion nucléaire ; quarto, sonder l’environnement spatial à 40.000 à 400.000 kilomètres de la Terre. À propos de l’alunissage d’un premier astronaute chinois, M. Ouyang a déclaré que selon le plan, il faudrait prendre une dizaine d’années pour concrétiser cette ambition. On doit effectuer trois explorations lunaires au moins avant d’essayer l’alunissage, a-t-il affirmé. Il a dit que la Lune est la plus désolée des planètes. Dépourvue d’air et d’eau, elle est inhabitable, mais mérite d’être exploitée à cause de l’abondance de ses ressources naturelles, a-t-il estimé. |
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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