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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Un drame de la pauvreté
3 janvier 2012

Une Sud-africaine, suspectée de convoyer de la drogue, qui avait été prise de violents maux de ventre après avoir ingurgité de la méthamphétamine, s’est livrée aux autorités nigérianes de lutte contre la drogue à l’aéroport international Murtala Mohammed de Lagos, quelques instants avant d’embarquer sur un vol à destination de la Malaisie, selon l’Agence nationale de lutte contre les stupéfiants (National Drug Law Enforcement Agency, NDLEA).
L’agence nigériane de lutte contre les stupéfiants a indiqué dans un communiqué publié samedi que Nene Fikile Happy-Girl, 38 ans, a été ensuite passée au test qui a confirmé qu’elle a ingurgité de la drogue.
Elle se tordait de douleurs à l’estomac dans le hall de départ, apparemment après avoir avalé 700 grammes de méthamphétamine.
Happy-Girl aurait ingurgité les médicaments à Cotonou, en République du Bénin et devait transiter par le Nigeria pour prendre un avion en direction de la Malaisie.
« C’est en Malaisie qu’elle a été recrutée pour convoyer de la drogue en provenance de la République du Bénin », indique le communiqué qui cite le commandant de l’aéroport, Hamza Omar, selon qui la suspecte a été acheminée à l’hôpital pour y subir un scanner qui l’a contrôlée positive à l’ingestion du médicament.
« Pour prendre soin de moi et de ma fille »
« Elle était sur le point de franchir le scanner lorsqu’elle a subitement eu un malaise et a fait signe aux agents de sécurité, exigeant de voir un médecin. Elle a été immédiatement passée au scanner qui a confirmé qu’elle avait ingurgité des stupéfiants », a déclaré le commandant.
Le communiqué ajoute que, pendant qu’elle a vomi, alors qu’elle était en observation, 55 sachets de substances ont été testés positifs à la méthamphétamine.
« Je suis une mère célibataire et je fais du commerce pour prendre soin de moi et de ma fille. J’avais rendu visite à mon ami en Malaisie et c’est de là que j’ai été convaincue de venir à Cotonou pour ramener la drogue qui m’a été remise dans ma chambre d’hôtel et je me suis forcée de l’ingurgiter dans son emballage », a-t-elle plaidé, dans sa déposition, citée par le communiqué.
En attendant qu’elle soit présentée à un tribunal au Nigeria, le président de la NDLEA, Ahmadou Giade, a ordonné une enquête sur l’affaire.
« Nous espérons démanteler le réseau de drogue qui a parrainé la prévenue. Je ne peux pas exclure la possibilité d’une opération conjointe puisque deux pays sont impliqués. Bien sûr que rien ne doit être laissé au hasard dans cette affaire », a déclaré M. Giade.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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