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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Malgré les difficultés, les secours progressent
8 janvier 2005

Le bilan des victimes de la catastrophe du lendemain de Noël dépasserait les 165.000 morts. Mais environ 150.000 survivants sont menacés par les conséquences du raz-de-marée, en particulier les maladies.
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Selon le dernier décompte fait par l’AFP, le bilan du séisme et des raz-de-marée du 26 décembre en Asie dépasse les 165.000 morts (165.394), dû en partie à l’augmentation du bilan pour la seule Indonésie, désormais de 113.306 morts, a annoncé un responsable du ministère des Affaires sociales.
En Thaïlande, où se trouvait le plus grand nombre de touristes, le ministère de l’Intérieur a annoncé jeudi que sur les 5.288 morts comptabilisés dans ce pays, 2.510 étaient des étrangers. De plus, parmi les 3.716 disparus recensés jeudi, 940 sont des étrangers.
Cinq millions de rescapés ont besoin d’une aide d’urgence, selon l’ONU, et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le bilan des morts pourrait être multiplié par deux, avec 150.000 sinistrés en danger de mort, faute de médicaments pour soigner les maladies diarrhéiques ou respiratoires.
À Genève, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a lancé jeudi un appel de fonds de 75 millions de dollars.
De son côté, le Club de Paris, qui regroupe les principaux pays créanciers du monde, doit examiner l’opportunité d’instaurer un moratoire sur la dette du Sri Lanka et de l’Indonésie lors de sa réunion du 12 janvier, sans envisager d’annulation dans un premier temps.
Sur le terrain, les opérations de secours progressent mais de grosses difficultés subsistent en Indonésie, le pays le plus touché, a indiqué jeudi Jan Egeland, le coordinateur des secours d’urgence de l’ONU.
Les opérations de secours font "de gros progrès" dans les zones qui peuvent être atteintes dans la province d’Aceh (Nord de Sumatra), a déclaré M. Egeland lors d’un point de presse au siège de l’ONU à New York.
Mais "nous avons toujours d’énormes problèmes et ces problèmes vont persister, dans les secteurs sans routes et sans communications des régions affectées", a-t-il ajouté.
Le caractère reculé de ces zones et le manque ou la destruction des infrastructures ont ralenti des opérations de secours qui ont atteint leur plein rendement dans les autres régions touchées par les tsunamis comme le Sri Lanka, l’Inde, les Maldives et la Thaïlande. L’Indonésie devrait être le premier pays bénéficiaire de l’aide avec 371 millions de dollars.
Kofi Annan auprès des sinistrés
Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, est arrivé hier dans la province indonésienne d’Aceh, ravagée par le séisme et le tsunami du 26 décembre, afin d’évaluer les dégâts et l’aide internationale à apporter aux rescapés de la catastrophe qui a laissé un million de personnes sans abri.
Kofi Annan a survolé la côte Ouest de Sumatra à bord d’un hélicoptère affrété par Singapour. "C’est un événement tragique", a-t-il déclaré à propos du raz-de-marée. "Nous avons vu des kilomètres et des kilomètres de rivages détruits", a-t-il dit aux journalistes à Meulaboh. "J’ai été bouleversé par la destruction aquatique".
Il devait ensuite se rendre à Banda Aceh, la capitale provinciale, accompagné du président de la Banque mondiale, James Wolfensohn.
À son arrivée dans la province, le secrétaire général des Nations unies s’était entretenu avec le ministre indonésien des Affaires sociales, Alwi Shihad.
Les Jarawa survivent à la catastrophe en Inde
D’après une dépêche d’“Associated Press” (AP), les 250 membres d’une tribu primitive, les Jawara, auraient survécu à la catastrophe.
Armés d’arcs et de flèches, sept membres de la tribu primitive Jarawa en Inde sont sortis des forêts pour la première fois jeudi depuis que les îles indiennes d’Andaman et de Nicobar ont été ravagées par le violent tsunami consécutif au séisme de magnitude 9 qui a frappé l’Asie du Sud le 26 décembre.
Lors d’une rencontre rare avec des étrangers n’appartenant pas à leur communauté, les sept hommes ont déclaré que tous les 250 membres de la tribu Jawara avaient survécu à la catastrophe en se réfugiant à l’intérieur des terres et se nourrissaient depuis de noix de coco.
"Nous sommes tous sains et saufs après le tremblement de terre. Nous sommes dans la forêt à Balughat", a déclaré l’un des hommes, Ashu.
Bien que les Jarawas rencontrent parfois des responsables locaux pour recevoir des fournitures financées par le gouvernement, la tribu ne tient guère à avoir des visiteurs.
"Mon monde est dans la forêt", a déclaré Ashu qui s’exprimait dans un indien approximatif et grâce à un interprète, lors d’une rencontre dans une zone prohibée de la forêt à la pointe Nord de l’île d’Andaman du Sud. "Votre monde est l’extérieur. Nous n’aimons pas les gens de l’extérieur", a-t-il ajouté.
Selon les anthropologues, les tribus primitives de l’île, les Jarawas, les Grands Andamanais, les Onges, les Sentineles et les Shompens ne comprennent qu’entre 400 et 1.000 membres.
La plupart des 350.000 habitants du territoire appartiennent à une tribu plus importante, celle des Nicobarese ou à l’ethnie indienne.
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