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Raid israélien en Cisjordanie
19 avril 2023, par

Des tirs israéliens ont blessé le 18 avril sept Palestiniens dans le nord de la Cisjordanie occupée, a indiqué le ministère de la Santé palestinien, dernier acte de la flambée des tensions dans la région.
Des tirs israéliens ont blessé sept Palestiniens dans le nord de la Cisjordanie occupée, a indiqué le ministère de la Santé palestinien, l’armée israélienne affirme de son côté être en opération dans la zone.
Six personnes blessées légèrement par balles réelles ont été admises à l’hôpital gouvernemental de Jénine et un septième blessé dans un hôpital voisin, après un raid militaire israélien, selon le ministère.
L’armée israélienne a indiqué dans un court communiqué vers 14h50 (11h50 GMT) qu’elle menait une opération dans le camp de réfugiés palestiniens de Jénine, sans donner plus de détails.
Situés en zone autonome palestinienne, Jénine et son camp de réfugiés sont un bastion de groupes armés palestiniens, cette région est régulièrement visée par des raids militaires israéliens généralement présentés comme des « opérations antiterroristes » par Israël, qui accuse l’Autorité palestinienne de ne rien faire pour mettre au pas ces organisations.
Depuis le début de l’année, 25 Palestiniens ont été tués dans des violences liées au conflit israélo-palestinien à Jénine, où les raids israéliens entraînent généralement des affrontements avec de jeunes lanceurs de pierres ou des membres de groupes armés.
Les violences liées au conflit connaissent un regain d’intensité depuis l’entrée en fonctions, fin décembre d’un des gouvernements les plus à droite de l’histoire d’Israël, dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Depuis le début de l’année, ces violences ont a coûté la vie à au moins 96 Palestiniens, 19 Israéliens, une Ukrainienne et un Italien, selon un décompte de l’Agence France Presse réalisé à partir de sources officielles israéliennes et palestiniennes.
Ces statistiques incluent, côté palestinien, des combattants et des civils parmi lesquels des mineurs, et côté israélien, en majorité des civils, dont des mineurs, et trois membres de la minorité arabe.
Deux combattants palestiniens ayant ouvert le feu sur des soldats israéliens ont été tués le 11 avril dans le nord de la Cisjordanie occupée, où l’armée israélienne a indiqué avoir ouvert le feu et "neutralisé deux assaillants" ayant tiré depuis leur véhicule en direction de la position militaire d’Elon Moreh, située près de la ville palestinienne de Naplouse.
A la poursuite d’autres suspects, les soldats ont découvert plusieurs armes dans le secteur, d’après un communiqué militaire, qui précise qu’il n’y a pas eu de blessés dans les rangs de l’armée.
Le ministère de la Santé palestinien a identifié les deux hommes comme étant Saoud Abdallah Saoud al-Titi et Mohammad Ghazi Abou Dhraa, tués par des balles israéliennes à Deir al-Hatab.
Dans un communiqué, le mouvement Fatah a indiqué qu’ils appartenaient à sa branche armée, les brigades des martyrs d’Al-Aqsa, et étaient originaires du camp de réfugiés de Balata à Naplouse.
"Je félicite les soldats qui ont éliminé deux terroristes ayant ouvert le feu sur eux près d’Elon Moreh", a écrit sur Twitter le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant. "Les soldats ont empêché une attaque contre des civils israéliens", a-t-il ajouté, saluant "une opération réussie".
La Cisjordanie, territoire palestinien, est occupée depuis 1967 par Israël. Près de trois millions de Palestiniens y vivent, comme environ 490 000 Israéliens dans des colonies considérées par l’ONU comme illégales au regard du droit international.
Les échanges de tirs du 11 avril surviennent sur fond d’une flambée de violences depuis le début de l’année. Celle-ci a été ponctuée d’attentats meurtriers, de tirs de roquettes en provenance de Gaza, du Liban et de la Syrie, suivis de représailles israéliennes, après l’irruption brutale, le 5 avril en plein ramadan, de la police israélienne dans la mosquée Al-Aqsa.
La mosquée Al-Aqsa est située sur l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam et site le plus sacré du judaïsme, également épicentre des tensions à Jérusalem.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et les autorités sécuritaires ont interdit l’accès aux visiteurs juifs et aux touristes à l’esplanade jusqu’à la fin du ramadan, prévue en fin de semaine prochaine.
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