Seychelles

James Michel rencontre le dirigeant de l’opposition seychelloise

Dans le cadre d’une série d’entretiens du président avec les différents partis

Témoignages.re / 26 avril 2004

Le nouveau président des Seychelles, James Alix Michel, a reçu en audience mercredi pour la première fois depuis son investiture le leader de l’opposition, Wavel Ramkalawam, rapporte le journal gouvernemental “Nation”. Le dirigeant de l’opposition est la première personnalité politique que le nouveau chef de l’État a choisi de rencontrer avant les responsables de son propre parti, le SPPF de l’ancien président France Albert René, parmi une série de consultations qui a commencé cette semaine, quelques jours après son investiture le 14 avril dernier.
Les deux personnalités politiques seychelloises ont eu mercredi après-midi une audience privée décrite par les deux hommes comme "sympathique et productive", rapporte le quotidien “Nation” dans son édition de ce jeudi. Le président James Michel a déclaré que "la rencontre fut positive et s’est déroulée dans un esprit de travail pour le développement du pays. Nous avons eu la chance d’échanger nos points de vue et même si nous avons nos différences, nous sommes d’accord sur le fait que nous devons mettre les Seychelles en premier et travailler pour son intérêt", a déclaré le président Michel. "La rencontre fut sympathique. Nous avons eu la chance de parler de plusieurs problèmes et cela est très important, maintenant que nous empruntons une nouvelle ère politique", a laissé entendre pour sa part le dirigeant de l’opposition, Wavel Ramkalawam. Ce dernier a fait savoir que les discussions se sont concentrées sur les médias et le travail de l’Assemblée nationale. Les deux responsables ont convenu de l’importance de la mise en place d’une procédure permettant la facilitation du dialogue entre le bureau du président et le bureau du leader de l’opposition.
Le nouveau président de la République, James Michel, s’est engagé à rencontrer "de manière régulière" et "au moins tous les six semaines" l’opposition, en vue de montrer la voie pour le respect des règles démocratiques dans cet archipel de l’océan Indien qui compte près de 86.000 habitants.