Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
1er juin 2012, par

Pour la seconde fois en deux jours, le "Journal de l’île" a tenté de voler au secours des protagonistes de l’accord annoncé le 29 janvier dernier par Paulet Payet, maire du Tampon et conseiller régional de la majorité, et dimanche dernier par Edmond Lauret, ancien sénateur. Rappelons que Paulet Payet avait affirmé que Didier Robert avait deux dettes à l’égard du PS.
La première concernait l’attitude pour le moins étrange de Jean-Jacques Vlody dans la campagne du second tour des législatives de 2007. Au mépris du respect du désistement républicain au profit de Paul Vergès, 2.000 voix se sont perdues entre le premier et le second tour au Tampon, ce qui a permis à Didier Robert de gagner sa seule élection sous son nom.
La seconde est le maintien de la liste PS au second tour des régionales de 2010 pour faire gagner l’UMP.
Paulet Payet explique que la première partie de la dette a été soldée lors des cantonales de 2011, quand Didier Robert a imposé un candidat qui était sûr de perdre face à Jean-Jacques Vlody. Manifestement, la seconde partie de cette dette est en train d’être payée, à en croire Edmond Lauret.
L’ancien sénateur RPR affirme par écrit que la contrepartie de la contribution de socialistes à la prise de la Région par l’UMP est de livrer Le Tampon à la gauche plurielle.
Depuis mercredi, le "Journal de l’île" a pris ouvertement la défense des parties mises en cause. Comment en effet expliquer qu’à deux semaines du scrutin, l’UMP décide de retirer sa candidate ? La majorité parlementaire sortante absente d’une circonscription, c’est du jamais vu… mais pas d’explication du "JIR" sur ce coup de tonnerre politique.
Notre confrère préfère se concentrer sur un autre aspect de cette affaire. Car après avoir volé au secours du PS dans son édito de mercredi, le "JIR" a accordé hier une interview à Didier Robert. Mais à force de trop en faire, c’est l’inverse du but recherché qui est atteint.
Didier Robert commence par insulter l’ancien sénateur, le traitant d’« imbécile ». Puis l’ancien député-maire du Tampon affirme sans rire que personne en mesure de battre la gauche ou le centre n’aura son soutien : « on soutient un candidat lorsque l’on a la conviction de défendre les mêmes valeurs. Or, là, je n’en vois aucun ».
Voilà qui raisonne comme un aveu : Didier Robert ne soutiendra pas Paulet Payet, maire du Tampon et pourtant membre de la majorité UMP du Conseil régional présidé par Didier Robert. Alors qui aura le soutien du président de Région ? La prise de position de Didier Robert ne dément pas les affirmations de Paulet Payet et d’Edmond Lauret, bien au contraire.
J.B.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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