Après la décision de l’O.M.C.

Le sucre européen placé sous le régime du libre-échange

30 avril 2005

Structure fermée et ayant ses propres modalités de fonctionnement, le système sucrier européen doit désormais appliquer les règles du libre-échange. La décision prise avant-hier par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) lance ce processus. Une période de remise à plat s’ouvre donc. La Commission européenne va ainsi devoir préciser et affiner son projet de réforme de l’Organisation communautaire du marché du sucre. Quand l’actualité nous montre que l’industrie textile européenne a du mal à resister au libre-échange, on peut être inquiet sur l’avenir de la production sucrière européenne. Alors que Bruxelles ne rendra public définitivement son projet de réforme qu’en juillet, il est prématuré de dire que La Réunion sera protégée. Notre île pourra-t-elle échapper à tous les effets de la mondialisation ?
Dans un communiqué publié hier, le Parti communiste réunionnais affirme "qu’il faut, plus que jamais, être vigilant et se préparer à user de tous les moyens possibles pour défendre au mieux les intérêts de la filière canne-sucre dans le cas où ils seront concernés par la nouvelle mouture du projet de réforme".
En tout cas, ce nouvel événement marquant de l’Histoire de la canne à La Réunion montre clairement à tous les Réunionnais les menaces qui pèsent sur leur avenir si leur île est livrée - par le projet de constitution europénne - à la loi du tout marché mondial sans tenir compte de nos problèmes spécifiques.

Hier soir, au grand meeting du Gol avec le Collectif réunionnais du “non” et Henri Emmanuelli, plusieurs orateurs ont montré en quoi la décision prise jeudi par l’OMC doit alerter tous les Réunionnais sur les dangers de la Constitution Giscard. (photo Jean-Fabrice Nativel)

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