APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Journée mondiale du refus de la misère
18 octobre 2004

Si notre île connaît une forte croissance économique, de nombreux Réunionnais vivent encore dans des conditions de vie inacceptables. Frappés par la misère, ils subissent au quotidien la violence d’une réalité souvent ignorée. La Journée mondiale du refus de la misère permet de briser le silence.
Par ses luttes courageuses et lumineuses, le Père Joseph Wresinski, né lui-même dans la misère, s’insurge à Paris en 1957 contre l’exclusion des gens confrontés à l’extrême misère. Il fonde à Noisy-le-Grand le mouvement "Aide à toute détresse - Quart-monde" (ATD Quart-monde).
Le 17 Octobre 1987, avec 100.000 personnes de toutes les couches sociales, venues de tous les continents, il scelle une Dalle à Paris, sur le Parvis des libertés et des droits de l’Homme, avec à son fronton l’inscription historique : "Là où les Hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’Homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré". Une réplique de cette dalle se trouve à Saint-Denis.
Depuis le 22 décembre 1992, une résolution de l’ONU a fait de la journée du 17 octobre, la Journée mondiale du refus de la misère. Plusieurs répliques de cette Dalle ont été faites dans le monde qui témoignent du respect dû aux victimes de la misère et de la nécessité d’éradiquer cette misère.
À La Réunion, hier, sur le parvis des droits de l’Homme du théâtre de Champ-Fleuri, plusieurs dizaines de personnes se sont retrouvées pour entendre la voix de ceux qui vivent dans la grande pauvreté et pour s’interroger sur les engagements que tous nous pouvons prendre, comme citoyens, pour refuser la misère. Le message proclamé reste le même. Les familles et les associations dont la Fondation Abbé Pierre, Amnesty International et la Ligue des droits de l’Homme ont donné à cette nouvelle commémoration un slogan : "Rouv lo zié é fé sak na pou fé" ou "Choisir de voir, choisir d’agir".
En début d’après-midi, une université populaire a eu lieu sur le thème de la violence. Violence des réalités, des conditions de vies difficiles qui font de chaque jour un combat. Violence aussi de la société, du regard des autres ou de l’ignorance. Les plus démunis sont aussi les plus fragilisés et les premières victimes des grands fléaux de notre société : alcoolisme, analphabétisme... Pour surmonter cette violence de la vie, les victimes redoublent souvent d’amour et de générosité, s’inscrivant dans une logique de perpétuel rachat. Comment relever la tête quand on perd sa propre dignité ? Comment casser le cercle vicieux de l’exclusion ? La paix est impossible tant que la misère existe.
Les enfants, eux confectionnaient un grand livre, symbole de la manifestation : "le livre de la vie", regroupant leurs engagements, portés à l’écrit pour un demain meilleur. En milieu d’après-midi, des personnes sont venues lire des témoignages parvenus de Maurice, de Madagascar, de Métropole, de La Réunion et de Haïti. Où qu’elle soit, la misère est la même, toujours insupportable. Même si on préfère ne pas la voir, la misère existe à La Réunion ; selon les chiffres de l’INSEE, il y aurait plus de 18.000 ménages à La Réunion vivant en dessous du seuil de pauvreté (260 euros par mois), soit 10% de la population. Selon Georges Faubourg, trésorier d’ATD Quart-Monde, leur logement est leur premier lieu de misère. Ils y demeurent dans une grande solitude, coupés du monde.
La cérémonie s’est terminée par une minute de silence et un dépôt de gerbe. Le plus important pour les organisateurs est que chacun s’engage à recréer ce lien social qui fait qu’ensemble, la vie peut être améliorée. La solidarité et l’entraide s’exprimaient hier par une simple écoute, une simple présence, à maintenir tout au long de la vie et avant tout avec ceux qui nous entourent. Il faut continuer à se battre pour ceux qui ne veulent plus subir un sort, qui n’est jamais inéluctable.
Eiffel
Une dalle commémorative à Maurice
Hier a été inaugurée à Port-Louis Water-Front une “Mémoire” "en hommage aux victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence", réplique de la dalle posée sur le parvis des droits de l’Homme à Paris, Trocadéro. De telles répliques existent déjà dans 16 autres pays. Un comité regroupant plusieurs ONG a été créé pour l’organisation de l’événement. Cassam Uteem, ancien président de la République, en assure la présidence. Une artiste du Mahatma Gandhi Institute (MGI) réalise le monument, appelé "Mémoire", dont le texte sera en plusieurs langues : français, anglais et créole.
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Mézami mi rapèl lo tan nou téi koné fé gran-gran lopérassion : kissoi bann miltiplikassion plizyèr shif, kissoi bann divizion, kissoi mèm lo (…)
L’ouverture aux services de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne, les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles (…)
In kozman pou la rout
Communiqué officiel du 40e Conseil des ministres de la COI
Qui a dit que le peuple réunionnais était condamné à subir les schémas descendants de la mondialisation marchande et à n’être que le spectateur (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture