Justice

La « détermination » d’un magistrat à diffuser des soupçons... Vous avez dit impartial ?

Affaire de Sainte-Suzanne

Témoignages.re / 15 décembre 2007

Le Procureur général Raymond Doumas réagit, dans les colonnes du “Quotidien”, aux déclarations de Rémi Boniface, l’avocat de Maurice Gironcel, Maire de Sainte-Suzanne. Le magistrat qui « ne cache pas sa détermination pour lutter contre la délinquance en col blanc » (dixit le commentaire du journaliste) distille dans son plaidoyer des soupçons qui entachent un jugement sans parti pris.
« (Je) n’en ai pas fini avec Maurice Gironcel et avec d’autres... », menace-t-il... Il menace et tend à faire comprendre qu’il y aurait d’autres dossiers, jetant ainsi encore plus de suspicion sur le premier magistrat de Sainte-Suzanne. Si ce n’est pas de l’acharnement judiciaire, comme disait l’avocat Rémi Boniface, c’est à n’y rien comprendre.
Mais voyant, dans son entretien, qu’il est allé un peu trop loin, il s’excuse comme un enfant pris en faute... « Je n’ai pas ciblé Maurice Gironcel ». Allons donc, Monsieur le Procureur général ! Soyez logique ! Le Maire de Sainte-Suzanne est bien l’objet de votre harcèlement et vos menaces. Vous appelez cela votre « détermination ». Tout est affaire de mots.
Puis, le haut magistrat dépasse la ligne jaune, quand il avance un argument dangereux qui ressemble à de la fausse information. « J’aimerais bien savoir où est passé l’argent »... Or, dans le dossier qu’il traite, il n’est nulle part question de disparition d’argent, mais de soi-disant délit de favoritisme. Cette façon de jeter le discrédit ressemble à de la falsification des faits. L’opinion du magistrat serait-elle déjà faite avant même le procès ? D’ailleurs, pour noircir encore plus Maurice Gironcel, il sort le casier judiciaire de l’intéressé sous-entendant que puisqu’il a déjà été condamné (condamnation contestée en appel), il est sûrement coupable encore une fois.
Avec de telles idées, on est en droit de douter sérieusement de l’impartialité du Procureur général.

A.W

Rectificatif

Hier dans le billet “Question du Jour”, nous avons évoqué malencontreusement le Procureur de la République... Nous espérons que nos lecteurs auront rectifié d’eux-mêmes, car il s’agissait bien de Raymond Doumas, le Procureur général - dont nous parlons plus haut -, supérieur hiérarchique des Procureurs de la République.
Nous présentons nos excuses aux Magistrats qui se seraient sentis visés.

N.D.L.R.