Justice

Marchés truqués CIVIS - SEMITA : l’enquête prend de l’ampleur

Justice

Témoignages.re / 20 septembre 2006

Dans l’affaire des marchés truqués entre la CIVIS et la SEMITA, les quatre premières personnes mises en cause ont connu hier leur seconde journée de garde à vue. Elles ont été rejointes par le directeur général de la Communauté intercommunale des villes solidaires (CIVIS), Jean-Marc Laurent. Les interrogatoires devaient continuer jusqu’à ce matin.

Après la mise en garde à vue de Michel Fontaine et de trois autres personnes dans le scandale de la CIVIS lundi matin, c’est le directeur général de la communauté d’agglomérations qui à son tour a été interrogé hier par les policiers de la brigade financière de la rue Malartic à Saint-Denis. Cette garde à vue doit normalement se prolonger jusqu’à aujourd’hui, où les accusés seront en principe présentés au juge d’instruction du tribunal de Saint-Pierre.
Rappelons que le maire de Saint-Pierre et président de la CIVIS ainsi que ses co-accusés sont mis en cause pour des faits qui se sont déroulés entre 2002 et 2005. Ces faits portent sur des marchés signés entre la CIVIS, la Société d’économie mixte en ingénierie et télécommunications avancées (SEMITA) et la CIS (Communication ingénierie et systèmes) pour la fourniture de matériel informatique et pour la maintenance de celui-ci.
Selon les accusations, ces marchés ont donné lieu à un pillage des fonds publics par une surestimation considérable des coûts. Les personnes mises en cause sont accusés des délits de favoritisme, de prise illégale d’intérêt et de corruption passive et active.
Au cours de la seconde journée de garde à vue hier, l’enquête sur cette affaire a pris une nouvelle ampleur. On saura aujourd’hui quelles seront ses prochaines suites judiciaires.