Cilaos : Des partisans de Paul Técher agressent un militant de Jacques Técher lors d’un défilé

Après les pressions et les menaces, les agressions

20 mars 2004

On dit souvent que la violence est l’arme des faibles.

À Cilaos, cela s’est malheureusement une fois de plus vérifié jeudi soir. Comme ils ont pris l’habitude de le faire depuis le début de la campagne, les partisans de Jacques Técher avaient conclu la journée de porte à porte par un meeting, suivi d’un défilé qui, comme chaque soir, emprunte la rue du Père Boiteau, l’artère principale du cirque. Jusqu’à présent, tout se déroulait sans encombre. Mais jeudi soir, visiblement, les partisans de Paul Técher ont voulu troubler le calme par une provocation grossière.

Alors que le cortège des partisans de Jacques Técher empruntait la rue du Père Boiteau, des militants de Paul Técher, candidat UMP, dont la permanence est située dans une rue perpendiculaire, se positionnaient à l’intersection. La tête du cortège passe sans encombre jusqu’à ce que passe la voiture de Robert Baret, militant de Jacques Técher, qui circulait avec trois personnes dans son véhicule. C’est alors que plusieurs personnes s’en prennent à sa voiture, à coups de pieds et de projectiles divers, à grands renforts d’insultes. Le pare-brise du véhicule vole en éclats tandis que Robert Baret, qui conduisait le véhicule, est aspergé de gaz lacrymogène. Se sentant en danger, et ayant déjà fait l’objet de menaces, Robert Baret se saisit alors d’un pistolet de défense - une arme qui ne nécessite ni déclaration, ni autorisation de port ou de transport - et tire pour se dégager, blessant au passage légèrement deux de ses agresseurs.

Manifestement, la voiture de Robert Baret n’a pas été choisie par hasard. En effet, aux yeux des partisans de Paul Técher, M. Baret a commis le "crime" en tant qu’employé communal, de choisir le camp de Jacques Técher. Chaque jour, dans son travail, il est l’objet de pressions et de menaces. "Na okip son cas", répètent certaines personnes. Visiblement, jeudi soir, les menaces ont été mises à exécution.

Des agresseurs courageux...

Une chose est claire en tous cas : les faits, tels qu’ils se sont déroulés, en présence de nombreux témoins, ne correspondent absolument pas à ce qu’a rapporté le "JIR " dans son édition d’hier. Mais cela n’a rien d’étonnant et ce n’est pas la première fois que le "JIR" agit de la sorte, en inversant les rôles et en prenant d’emblée fait et cause pour le maire de Cilaos, dont on sait qu’un des proches collaborateurs joue de temps à autre, les informateurs, sans que le "JIR" daigne appeler Jacques Técher pour lui demander sa version des faits. Par ailleurs, contrairement à ce qu’écrivait le "JIR", Robert Baret n’a jamais été placé en garde à vue et hier soir encore, il souffrait des brûlures infligées par l’agression au gaz lacrymogène dont il a été victime.

De plus, - et cela, l’informateur "anonyme" qui semble bien renseigné s’est bien gardé de le dire - une autre personne, une femme, a elle aussi été agressée. Se trouvant dans un véhicule, des partisans de Paul Técher, décidément très courageux, l’on violemment tirée par le bras, lui occasionnant des douleurs cervicales nécessitant le port d’une minerve. Contrairement à ce que voudraient faire croire certains, ces agressions ne constituent nullement un épisode de "la guerre des Técher", mais une lâche agression de partisans du maire et conseiller général sortant envers un militant de Jacques Técher, qui a fait l’objet de menaces et de pressions et qui a répondu en état de légitime défense.

Pour mémoire, rappelons que d’autres agressions ont déjà été perpétrées envers des militants communistes depuis le début de cette campagne, et dont "Témoignages" s’est fait l’écho à La Rivière Saint-Louis : Matthieu Payet a été roué de coups par des inconnus qui ont ensuite désigné comme coupables deux de ses propres amis ! À Saint-Benoît, à plusieurs reprises des sbires de Bertho Audifax ont multiplié les provocations envers Dominique Atchicanon. À Saint-Pierre, lors d’un meeting à La Ravine Blanche, les pneus de la voiture de Félix Nativel ont été lacérés à coups de couteau...

La meilleure réponse à ces agressions sera donnée demain par ceux qui rejettent ces méthodes de voyous et qui sanctionneront par la même occasion la politique de casse sociale du gouvernement Raffarin.

S.D.


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Témoignages - 82e année


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