Les questions du temps présent
21 juillet, parCeux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
Des responsables de bureaux de vote de l’Alliance agressés dimanche
31 mars 2004

Hier, la section communiste de La Ravine des Cabris, à travers Sabine Villars et Graziella Leveneur (conseillère générale), a envoyé un communiqué à la presse, pour dénoncer les agressions commises sur des responsables de bureaux de vote de l’Alliance dimanche dernier par des nervis et élus municipaux dans ce quartier saint-pierrois.
Hier, dans un communiqué, Graziella Leveneur et Sabine Villars ont tenu tout d’abord, au nom de la section communiste de Saint-Pierre - La Ravine des Cabris, à remercier "chaleureusement les électrices et électeurs pour la confiance accordée à la liste conduite par Paul Vergès", ainsi que la population de La Ravine pour "toutes les marques de sympathie et d’encouragement" manifestées à l’égard des militants au cours des porte à porte.
Elles rendent compte ensuite des événements graves qui ont eu lieu le jour du scrutin du deuxième tour : l’assesseur titulaire et le délégué titulaire de la liste de l’Alliance, pourtant présents dès 7 heures 30 du matin, ont été brutalisés et interdits d’entrée au bureau 34 à l’école Célimène.
De même, Pascal Basse, du Mouvement républicain et citoyen, a été brutalisé et "soulevé par les nervis du maire Fontaine et de son adjoint aux Affaires scolaires, Albert Perianayagom", rapporte le communiqué.
"De telles méthodes ne peuvent être tolérées et les coupables auront à en répondre devant la justice", déplorent Graziella Leveneur et Sabine Villars.
La veille des élections, le maire lui-même a rendu visite à un membre de bureau au chemin Salmé pour lui demander de ne pas tenir de bureau, affirme le communiqué. Son adjoint, Albert Perianayagom, s’est rendu à Mahavel pour "demander à deux de nos camarades de ne pas tenir de bureau de vote le lendemain dimanche, ou alors d’arriver en retard, tout en s’excusant d’être obligé de formuler cette demande car "envoyé" par le maire Fontaine", indique encore le communiqué.
À la Cité Salangane, à la fille d’une employée communale, des menaces ont également été faites : la BCD de La Ravine des Cabris a alors été fermée et la mère a été transférée sur un autre quartier de Saint-Pierre, affirment les responsables de la section.
Le communiqué relate encore qu’une autre camarade déléguée titulaire au bureau 34 a reçu la visite d’Albert Perianayagom : l’adjoint lui a promis la présence du maire le soir-même chez elle et un emploi de CEC en échange de sa renonciation à sa mission.
Tous ces faits ont été portés à la connaissance des autorités, afin que "toutes ces pressions et tentatives de subornation ne se reproduisent plus", espèrent les militantes. Un courrier devrait également être adressé en ce sens au préfet et au procureur de la République.
Ceux qui n’ont que la France comme horizon indépassable tournent en rond
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