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Conseil général
21 mars 2008, par

Au Conseil général, contre toute attente, les élus de l’UMP ont pris en otage les autres élus de droite pour exclure les élus de l’Alliance et du PS. Les élus de l’Alliance ont rappelé les enjeux : porter ensemble un projet pour défendre l’intérêt général, ce qui suppose l’abandon de tous les sectarismes.
Hier au Conseil général, contre toute attente, les élus de l’UMP ont pris en otage les autres élus de droite pour exclure les élus de l’Alliance et du PS.
Cette manœuvre est totalement contraire à l’expression démocratique de dimanche dernier. Les élections ont débouché sur une volonté de changement et une contestation de la politique du gouvernement conduite par l’UMP.
Depuis dimanche, sur 24 communes, seules 5 sont dirigées par un maire se prétendant de l’UMP. C’est un désaveu cinglant.
La tentation de l’UMP est de vouloir imposer une liste bloquée. C’est une manœuvre désespérée pour tenter de reprendre le pouvoir, alors que la carte politique de La Réunion vient d’être bouleversée.
Hier a eu lieu une première réaction. C’est un acte de résistance à ce coup de force. C’est le refus de cautionner cette manœuvre et donc de participer à la première assemblée du Conseil général.
Les inspirateurs de ce coup de force n’ont pas pu mettre en œuvre ce qu’ils ont prévu. C’est un échec monumental des manœuvriers de l’UMP qui n’ont pas tiré les leçons des dernières élections.
On espère que les trois prochains jours seront l’occasion d’un réveil démocratique chez ceux qui se sont laissés entraîner dans cette manœuvre.
Force est de constater que cette attitude sectaire entre en contradiction avec la stratégie proclamée par la Direction nationale de l’UMP. Lors des Municipales, Nicolas Sarkozy a proclamé l’ouverture des listes. Ceux qui, à La Réunion, se réclament de l’UMP au Conseil général adoptent le réflexe du repli sur soi.
L’attitude de Cyrille Hamilcaro est à ce sujet révélatrice. Il affirme être « un peu » pour l’ouverture. Pourquoi pas pour une ouverture ayant la dimension d’un trou de souris ?
Hier, les élus de l’Alliance ont rappelé les enjeux : porter ensemble un projet pour défendre l’intérêt général, ce qui suppose l’abandon de tous les sectarismes.
M.M.
27 pas 28
L’UMP se dit majoritaire, et donc a voulu imposer hier. Elle se fait fort d’une majorité de 28 conseillers généraux. Or, ce chiffre est contestable. En effet, l’addition du nombre des conseillers du PS, de l’Alliance et des deux élus exclus du groupe UMP donne 22.
49-22=27.
Les initiateurs du coup de force manqué d’hier tremblent tellement qu’ils se trompent dans les chiffres. Ils ne disposent que d’une majorité très fragile qui tient à très peu aujourd’hui. Cela ne peut que déboucher sur une assemblée ingouvernable, susceptible de basculer à chaque instant, si le sectarisme de parti persiste.
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