La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
À quelques jours du premier tour des élections régionales et cantonales
17 mars 2004

Selon le dernier sondage de l’Observatoire Louis Harris-AOL-’Libération’, Chirac, Raffarin et l’UMP « touchent le fond ». Jamais ils n’avaient eu une cote de popularité aussi faible. Les Français ne font plus confiance à l’UMP...
Un sondage sur les intentions de vote des Français a été réalisé par l’Institut Louis Harris les 12 et 13 mars derniers par téléphone auprès de 1.006 personnes. Et les résultats sont édifiants : à quelques jours du premier tour des élections régionales et cantonales, l’UMP a perdu toute crédibilité. La population ne lui fait plus confiance.
Comme l’analyse l’Institut Louis Harris, ce sondage « révèle une image fortement fragilisée de l’exécutif ». Le gouvernement est affaibli. Et ce n’est pas à cause d’événements extérieurs, c’est à cause de la politique qu’il mène, jugée totalement décevante par les Français.
Avec 44% de popularité seulement, le chef de l’État enregistre aujourd’hui son plus mauvais taux de popularité depuis sa réélection en 2002. Par rapport au mois dernier, il perd trois points. Une appréciation portée par l’ensemble de la population mais surtout par les Français les plus âgés : 44% seulement des personnes âgées de 65 ans et plus déclarent avoir une bonne opinion du chef de l’État, soit un repli de 11 points par rapport à février.
Deuxième catégorie qui ne fait plus confiance à Jacques Chirac : les ouvriers. 40% seulement d’opinion favorable, soit une perte de 13 points par rapport au sondage précédent.
L’institut explique que les revers surviennent dans un triple contexte :
- les suites de l’affaire Juppé et les mises en causes directes ou indirectes de Jacques Chirac auxquelles elles ont donné lieu
- les débats sur la présidentielle de 2005 replaçant le président de la République dans des jeux politiciens éloignés des préoccupations actuelles de l’opinion et de la campagne électorale en cours
- l’impopularité durable de Jean-Pierre Raffarin.
Louis Harris compare les scores avec ceux de mars 2003 : Chirac avait enregistré son record de popularité (74%). Une perte nette de 30 points.
Même chez les sympathisants de l’UMP : ils étaient 85% en 2003, en 2004, ils ne sont plus que 75%...
Le Premier ministre n’obtient aujourd’hui que 36% d’opinions positives. Sa politique en matière d’emploi est rejetée par 75% des Français. Sa politique concernant la recherche est rejetée de la même façon (66% d’opinions défavorables). Idem pour ce qui est de la politique de santé publique : 64% des Français ont une opinion très défavorable. Et 50% des interrogés dénoncent le fonctionnement de la justice.
C’est la dégringolade magistrale. Une chute vertigineuse. Ces derniers chiffres plombent non seulement l’avenir du Premier ministre mais celui de l’ensemble du gouvernement. Et un Français sur deux souhaite son départ après les élections. Et lui se dit « serein », soulignant que « la décision appartient au président de la République ». C’était dans un entretien publié dimanche dans "La Voix du nord". Avant la publication des derniers sondages.
D. B.
D’hier et d’aujourd’hui : vote sanction et vote efficace
« Deux ans après, de nombreux électeurs de gauche sont encore traumatisés par le 21 avril 2002 qui avait vu Jean-Marie Le Pen accéder au second tour de la présidentielle face à Jacques Chirac. 57% des sympathisants socialistes qui n’avaient pas voté pour Lionel Jospin à l’époque regrettent aujourd’hui leur choix », écrit "Libération".
Il est bien évident que l’on doit tirer les leçons de ce qui s’est passé en 2002. Pour Paul Vergès et les membres de l’Alliance, « plus jamais ça ; il faut voter utile et efficace dès le premier tour : le seul moyen de battre la liste UMP, c’est de voter pour l’Alliance ».
Cette raison essentielle est confortée par d’autres raisons, tout aussi essentielles. L’UMP, à La Réunion, détient 19 communes sur 24 et le Conseil général. Au niveau national, elle est à la présidence de la République, à l’Assemblée nationale, au Sénat, au Conseil d’État, au Conseil constitutionnel, au CSA etc. etc. etc. Paul Vergès est le seul Réunionnais capable de faire face à la politique du gouvernement.
Et il s’est entouré d’une équipe capable, compétente, qui s’est engagée à travailler dans un esprit de responsabilité, de loyauté, de respectabilité, de désintéressement, dans un esprit d’équipe, animée de la volonté d’instaurer un débat permanent, en consultant les citoyens. C’est la troisième raison.
La quatrième est simple : il s’agit de voter pour le développement. En effet, les orientations de la liste conduite par Paul Vergès s’inscrivent dans la continuité des actions engagées depuis 1998. De nombreux projets initiés durant cette mandature arrivant à maturité doivent être poursuivis (voir notre édition d’hier).
Quatre raisons de voter pour la liste de l’Alliance.
D. B.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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