Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
UNEF-Réunion
18 mars 2008

Les élections municipales des 9 et 16 mars derniers ont désigné les équipes en charge des villes de La Réunion pour les 6 prochaines années. L’UNEF Réunion félicite la victoire des forces de progrès qui va mettre de grandes villes réunionnaises sur le chemin du changement et d’une politique nouvelle.
L’intérêt des jeunes pour la campagne municipale a été à la hauteur de leurs attentes. Première victime des politiques menées ces dernières années, notre génération dispose de perspectives d’avenir qui apparaissent bien sombres. L’accès à un emploi durable et de qualité est de plus en plus tardif, les années de formations ou d’insertions sont de plus en plus précaires, la crise sociale et la crise du logement prennent une dimension particulière pour des étudiants sans revenus et sans statut. Or, en l’absence de réponses aux difficultés de pouvoir d’achat, d’insertion professionnelle, ou de logement, un sentiment d’abandon est venu s’ajouter au sentiment de défiance à l’égard du gouvernement qui s’est manifesté ces derniers jours.
Pourtant, à de nombreuses reprises, les jeunes ont massivement fait savoir qu’ils voulaient être acteurs de leur avenir. A travers le refus du CPE, leur implication dans la campagne présidentielle ou encore la mobilisation étudiante de ces derniers mois contre l’autonomie des Universités, ils ont démontré qu’ils voulaient sortir de la crise et de la situation difficile dans lesquelles ils se trouvent par une intervention des pouvoirs publics plus forte et qui réponde à leurs aspirations. Aspiration à se former, à se loger, à s’insérer dans la vie active, à accéder à l’autonomie. Autant de sujets sur lesquels les municipalités, dans le cadre de leurs compétences, ont la responsabilité d’intervenir pour faciliter notamment l’accès aux transports, au logement, au sport et à la culture pour les jeunes et les étudiants.
De cette élection, les jeunes attendent des changements dans les politiques menées, mais également des améliorations concrètes de leurs conditions de vie. Quarante ans après mai 68, les étudiants ne sont enfin plus considérés comme un danger, une population instable et bruyante à tenir à l’écart du centre-ville, mais comme une population dynamique à haut potentiel intellectuel, culturel et social sur laquelle s’appuyer pour le développement d’une commune. L’enjeu aujourd’hui est bien de donner toute leur place aux étudiants et aux jeunes dans la cité, pour le bénéfice de tous.
Le rôle de la jeunesse dans le résultat des élections a été une fois de plus déterminant. L’UNEF Réunion souhaite ainsi interpeller les élus afin que les préoccupations des jeunes ne soient pas une variable d’ajustement électorale, mais un sujet majeur dans le débat, un sujet réellement d’avenir et, désormais, un sujet qui fasse la différence.
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