Elections

« Sortir Trois-Bassins de la misère »

Témoignages.re / 20 mars 2008

Vendredi matin, à partir de 9h, Pierre Heideger transmettra ses pouvoirs au nouveau maire élu par les vainqueurs du scrutin du 16 mars.

Les 29 membres du Conseil municipal de Trois-Bassins sont convoqués pour vendredi matin. Roland Ramakistin, le vainqueur du scrutin de dimanche, conduisait une liste d’union municipale qui va constituer la nouvelle majorité - dont 8 adjoints au maire -, 6 sièges revenant à l’opposition.

Les manifestations de joie ont eu lieu sur deux jours, dimanche et lundi dans la soirée. « Ça n’a pas dérapé », se réjouit Roland Ramakistin. Lundi soir, un défilé de plusieurs centaines de voitures s’est fait entendre un peu partout. « Cela a été une journée de libération pour la population de Trois-Bassins », a constaté le nouvel élu qui, depuis, passe ses journées en rencontres avec ses partenaires.

Ils ont le sentiment d’une tâche énorme à accomplir pour « sortir Trois-Bassins de la misère ». Roland Ramakistin s’attend « à une plus grande prise en compte des villages des Hauts par le TCO ». L’état des lieux dans la commune lui fait dire que « rien n’a été fait sur les plans économique et touristique, que ce soit au plan communal ou par le TCO avec l’ancienne Direction ».

« Tout est prioritaire », poursuit le nouvel élu. « Il y a énormément à faire, pour les infrastructures, pour régler le problème du foncier dans la partie basse de Trois-Bassins, de part et d’autre de la route des Tamarins. Mais le pire de tout, c’est que nous devions avoir une bretelle de sortie à Trois-Bassins, depuis la route. La Région l’avait prévue et Heideger l’a cédée à Saint-Paul. En échange de quoi ? Nous le saurons un jour ou l’autre », s’insurge Roland Ramakistin, qui n’est pas loin de juger criminel ce coup bas porté au développement économique de la petite commune des Hauts de l’Ouest.

Par cette décision de l’ancien maire, les habitants de Trois-Bassins n’ont aucun moyen de bénéficier du désenclavement qu’apporte la route de moyenne altitude pour créer de l’activité économique. Pour rejoindre cet axe rapide, ils sont obligés de se rendre jusqu’à Barrage ou Colimaçons.

P. David