Saint-Pierre : Hausse de 5 % du taux de la taxe d’habitation et du foncier bâti

Michel Fontaine fait le contraire de ce qu’il a promis

2 avril 2005

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"Baisse de 50% en trois ans de la taxe d’habitation et stabilisation des autres taux d’impôts directs. Voilà un engagement ferme, chiffré, réalisable avec la rigueur de notre gestion et la volonté de réduire la pression fiscale. Le respect des électeurs interdit toute manipulation". C’est textuellement un extrait du programme de Michel Fontaine, alors candidat aux élections municipales de 2001. C’est un modèle pour tous ceux qui briguent un mandat et souhaitent connaître la technique "infaillible" de la pêche aux voix. Elle est brevetée par Michel Fontaine, devenu depuis maire de Saint-Pierre.
Si le candidat Michel Fontaine a centré son programme sur la diminution de la taxe d’habitation, c’est parce que c’est l’impôt payé par le plus grand nombre de familles. C’était un moyen pour séduire facilement les électeurs. Cela a marché puisqu’il a été élu à la tête de la mairie de Saint-Pierre... Mais à quel prix !
Si le maire qu’il est devenu avait tenu parole, le taux de la taxe d’habitation serait aujourd’hui de 8%, soit la plus faible de l’île. Mais en réalité, le maire à fait le contraire de ce que le candidat avait promis. À deux reprises, la taxe d’habitation a été augmentée. Son taux est maintenant de 15,54%.
De même, conformément à son programme, le taux de la taxe foncière bâtie aurait dû rester inchangé. Il n’en est rien. Il a subi une hausse de 14% par rapport à celui qui était en vigueur sous la municipalité d’Élie Hoarau.
À l’aggravation de la pression fiscale, il faut ajouter un accroissement de 64% de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Et celle de la facture d’eau qui, pour une famille de quatre personnes, devrait augmenter de 26 euros par an.
La pilule est dure à avaler pour les Saint-Pierroises et les Saint-Pierrois, notamment pour ceux qui avaient accordé leur confiance à Michel Fontaine. N’oublions surtout pas les plus démunis pour qui les impôts, a fortiori quand ils augmentent, constituent un dilemme en fin d’année. Que faut-il payer en priorité ? La nourriture ? Le loyer ? L’eau ? Ou les impôts ?
La manière dont Michel Fontaine traite les électeurs saint-pierrois suscite l’indignation. D’autant que l’on ne peut pas dire que les projets d’aménagement et de développement vont dans le bon sens.

Correspondant


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Témoignages - 82e année


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