La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
15 juin 2013

Le cimetière de Villèle a été construit du temps de la colonisation sur un terrain de la famille de Villèle, descendant de Mme Desbassins. D’ailleurs, il est juste à côté de la Chapelle pointue. Un modeste coin porte l’empreinte de la famille. Le dernier a été enterré là en 1963, il y a 50 ans.
Ce cimetière est principalement utilisé par les habitants d’une grande zone allant de Saint-Gilles les Hauts, Eperon, Tamatave, Fleurimont, Chemin gouvernement, Villèle. La population de cette région a beaucoup augmenté. Il y a l’évolution démographique naturelle, mais la zone a aussi accueilli une forte population transplantée. Au fil du temps, l’espace des morts s’est donc réduit. Beaucoup de familles ont préféré acquérir une parcelle pour y édifier de magnifiques tombes en hommage à leurs défunts.
Promesse et mensonge
L’agrandissement de ce cimetière est donc devenu une revendication importante de la population. Tous les candidats ont promis de régler ce problème. Depuis 50 ans, le Parti communiste à Saint-Paul a toujours soutenu cette demande populaire. Surtout lors des élections municipales de 2008.
En 6 ans, la situation s’est aggravée.
L’autre semaine, la mairie a demandé à une famille d’aller enterrer son défunt à l’Etang Saint-Paul ! La famille a considéré que c’était un scandale et a refusé. Elle a fini par avoir raison. Le corps a été enterré dans l’espace familial. Pourtant, les terrains sont là.
Deux terrains existent déjà
Un terrain a été acheté par les municipalités d’avant. Il est situé dans le prolongement du cimetière, en regardant vers les Hauts. Il est très facile à reconnaître, car il est actuellement en friche. En tournant votre tête vers La Saline, vous voyez un autre espace vide, le terrain a été acheté pour accueillir un parking. Là aussi, il n’est pas entretenu. D’ailleurs, instinctivement, les gens viennent se garer à cet endroit.
Donc, les terrains sont là. Un habitant que nous avons rencontré dans le cimetière a dit : « Le mangé lé cuit, zot i gagne même pas avalé. Kosa elle i attend pour commencer ? Si les morts ne votent pas, leurs familles, oui ».
Un exemple de trahison du peuple
L’équipe municipale actuelle avait promis de régler ce problème. C’était une promesse durant la campagne électorale. En 6 années de mandat, ses responsables n’ont rien fait. Pourquoi ? Par paresse ? Par incapacité ?
Certainement pas par manque d’argent.
Car la mairie vient d’accorder une avance de trésorerie à la SEDRE de 1 million 900.000 euros pour un taux d’intérêt dérisoire de 1%. Elle a des priorités qui ne sont pas celles de la population de Saint-Gilles les Hauts qui utilisent ce cimetière.
Certainement pas par manque de temps.
Car elle bavarde tout le temps à la télé et dans les journaux. Pendant ce temps, les problèmes de la population ne sont pas réglés.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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